Comment faire pour ne pas être trop long? Mais j'y vais quand même car c'est une bonne occasion de s'amuser.
Plus français que moi depuis les gaulois, tu meurs! Et pourtant! Etant le benjamin, je suis le dernier des mohicans français de la lignée car au rang de ma génération tout a explosé vers le monde extra-muros.
Du coté paternel tout le monde est breton d'origine, région de Vannes, Morbihan. Je suis né en Normandie en 47 à coté d'Evreux et installé à Nice enfant, où la famille s'est regroupée parce qu'un oncle niçois (époux de ma tante), grand blessé de guerre 14/18, journaliste propriétaire de son journal et influent, était maire d'une commune des Alpes Maritimes. Au rang de mon arrière grand père paternel lui et ses 9 frères bretons ont émigré principalement à Paris. Avec un de ses fils, mon grand père, ils ont fait carrière dans la SNCF. Mobilisé à son poste à la circulation des trains à Paris, c'était stratégique, il a ainsi échappé à la guerre des tranchées. Ma grand mère était parisienne, sa famille était du Nord. Son père possédait une grande brasserie parisienne avec une douzaine de serveuses en tablier de dentelle et les serveurs en plastron noir et blanc, queue de pie et noeud papillon selon la photo dans mon album de famille.
Du coté de ma mère, née parisienne aussi, son père mon grand père était basque (Seule exception non bretonne). Il était Maître menuisier, Compagnon du Tour de France et avait droit dans la confrérie au port de la boucle d'oreille de Maître de corporation, distinction qu'il portait (ça sent bon le moyen âge de l'art des cathédrales). Ma grand mère maternelle, son épouse, bretonne aussi, installée à Paris était Infirmière Générale des Hôpitaux de Paris, une pontife dont j'ai déjà parlé dans les posts. Sa fille, ma mère, aimait à raconter que ma grand mère était cousine germaine avec le célèbre parfumeur Yves Rocher avec qui elle passait ses vacances d'été en Bretagne à La Gacilly (Région Guérande je crois). De même leur arrière grand mère (à Y. Rocher et ma mère) était baronne et portait le joli nom de baronne de Beaucherel. L'ironie veut que la baronne qui devait s'ennuyer un brin lorgnait pas mal du haut des tours du château sur le beau meunier du village et a fini par en descendre pour basculer avec lui dans les meules de foin et est devenue sa femme. Un roturier, grandeur et décadence, la baronne a perdu sa noblesse et fut très heureuse comme ainsi ;-)
Pour remonter plus haut, des cousins que je ne connais pas (Descendants des 9 frères morbihannais de mon arrière grand père) ont fait une généalogie sur Internet et j'ai découvert de lointains ancêtres du patronyme (Notre nom de famille breton qui est peu courant), que 2 frères auraient émigré en Louisiane aux (Etats Unis cédicieux au 18è) et auraient dû participer à la guerre d'Indépendance (Avec La Fayette? Sais pas, c'est tout le charme). Rappel que Louis XVI avait envoyé plus de français (Des dizaines de milliers) que les insurgés américains n'étaient nombreux aux cotés de George Washington.
En faisant l'impasse sur les autres de mon coté, cela vaut la peine de faire un tour sur les ancêtres de mon épouse Savoyarde, de Maurienne, très nombreux. Tous ont fait fortune dans les stations de ski . L'or blanc. Toute une station leur appartient en hôtels, commerces, remontées mécaniques, etc. Sa mère était émigrée pendant la 2ème guerre venant de Yougoslavie (Serbe, Belgrade). Sans un rond, servante chez le consul de Yougoslavie à Nice elle alla un jour au ski en Savoie, rencontré son père et ils ont construit des hôtels. Plutôt insolite est que leur ancêtre paternel commun à tous les frères, soeurs et cousins germains qui remonte dans leur généalogie, à Napoléon 1er, était grognard dans l'armée de l'empereur et a fait la Campagne de Solférino (Italie). Il n'était que berger mais possédait un grand nombre de flancs de montagne n'étant que de la pâture à vaches qui ne valait rien. L'embellie du ski commença en 46.
Je ne peux pas terminer sans dire à ceux qui se cherchent des parentés étrangères, qu'à partir de moi et co-latéraux, la "franchouillardise" ancestrale pur sucre, c'est fini ;-) Quoique, le Comté de Savoie n'était pas français jusqu'en 1860.
Mon frère était marié avec une niçoise d'origine Italienne. Ma soeur était devenue Américaine par mariage à Washington (Elle avait même un grade d'officier de réserve dans les Gardes Côtes de l'US Navy)(Son fils, mon neveu ne parle que l'Anglais). Moi même, mes filles par leur grand mère Serbo-Yougoslave ont du sang Roumain de l'arrière grand père maternel (Le père de la mère de ma femme, Roumain qui est mort dans la cavalerie Russe du tsar. Ma belle soeur, (soeur de mon épouse) était mariée avec un Allemand de Frankfort (Donc mon neveu était Allemand au départ et petit ne parlait que l'Allemand). Ma fille benjamine devenue Canadienne est mariée avec un Corse (Oui, oui c'est bien la France) dont la mère est Pieds Noirs d'Algérie Française et leur fils (Mon petit fils) est bi-national Canadien et Français. Quand à ma petite fille (Fille de ma fille aînée) au Québec aussi, son compagnon est Italien par son père et Polonais par sa mère.... Et si je disais que mon grand père paternel avait un fils hors mariage avec une Luxembourgeoise dont la brillante situation fit qu'il était le grand patron Chef de gare de Marseille St Charles (Mon oncle en quelque sorte ;-).
Cela s'appelle la mondialisation.
Obligé d'écourter en disant que mon patronyme breton est le même que celui d'un grand corsaire malouin de Louis XVI dont je tais le nom puisque c'est le mien pour ne pas casser mon pseudo sur ce site. Une station de métro à Paris et une frégate de 5000 tonnes de la Marine Nationale porte son nom encore aujourd'hui.
Je pourrais remonter encore la généalogie par l'étymologie du nom breton qui signifie en gaélique
"l'homme qui habite l'orée du bois". Une trace du nom la plus lointaine cite une Geneviève par son acte de décès en 1430 (Charles V il me semble). Mais comme "
l'homme qui habite l'orée de la forêt" c'est du celte, je ne veux voir que la Bretagne au X ème siècle alors habitée par les Viking et pourquoi pas les Gaulois eux mêmes Celtes en majorité jusqu'aux gallo-romains 4 siècles après Jésus-Christ.
Plus franchouillard que moi, "tu meurs" j'ai dit
.