Si les modos trouvent que ce sujet est inapproprié, le fil initial ayant été mis à la poubelle, qu'ils ne se gênent pas pour en faire de même avec celui ci, je n'en prendrai pas ombrage, je veux juste faire une mise au point, apporter une précision...
Sans vouloir raviver la polémique, un membre avait soulevé il y a quelques jours la question des numéros de certificats possiblement plus élevés que le nombre d'exemplaires officiellement émis par la monnaie de Paris
J'avais émis l'hypothèse (et Joe Breuille avec moi) qu'un certain nombre d'exemplaires puissent être distribués par différents fournisseurs, sans que les numéros ne se suivent à la vente, et que les invendus soient retournés et détruits, expliquant par là qu'incidemment un n° 2524, par exemple, puisse se trouver avec une production de 2200 exemplaires (je donne des chiffres fictifs pour illustrer le propos)
J'ai un peu cherché dans le fonds CGB et trouvé deux exemples qui corroboreraient cette hypothèse
Je pense que ça clos le débat, ce n'est pas une anomalie, ce n'est pas une erreur (la personne de la MDP qui a répondu à notre ami n'avait pas la bonne information), c'est juste un mode de production et de distribution étrange. Comme disait ma grand-mère : faire et défaire, c'est toujours travailler
Je rajoute de l'eau au moulin de Potator avec une information tirée d'un peu d'archéo(biblio)logie.
Dans le Gadoury de 1987, il y a d'intéressants tableaux concernant les piéforts de la monnaie de Paris. Précédés d'une note explicative où il expliqué qu'à l' "automne 1986, la Monnaie de Paris a procédé à la destruction de tous les piéforts invendus pour les années 1974 à 1984 inclus", les tableaux présentent pour cette période 2 chiffres dans la colonne "Quantité" : la quantité frappée et la quantité commercialisée.
Exemples choisis :
1 ct 1982 - Inox : 500 / 70 ; Argent : 500/163 ; Or : 250/29
10 cts 1984 - Br-Alu : 75/34 ; Argent : 100/54 ; Or : 20/4
50F 1979 - Argent 2250/2250 ; Or : 400/400 ; Platine : 30/30
On parle bien ici de destruction, pas de "non fabrication".
Quel est le coût réel du morcellement d'une fabrication lorsque cette fabrication peut se faire en 1 journée ?
Il ne faut pas seulement penser à la "simple" frappe de la monnaie, mais à toute la chaine avec les étapes en amont en incluant l'organisation qui va avec : contrôles post-production, contrôle en cours, paramétrage de la presse, entrée/sortie de stock des éléments sensibles et positionnement (coins et viroles), sortie des matières premières (sous forme de flan, de lame ?), approvisionnement et contrôle des matières premières, etc...
Si les flans sont pré-fabriqués, ils ne sont très probablement pas fabriqués par lots de 100 ou même 200, sauf peut-être dans le cas des flans en or et platine. Aujourd'hui, 200 flans en argent de 10g ne représentent pas 1.000€ de métal, coût probablement inférieur à celui du lancement d'une production.
Je pense que si la quantité à fabriquer est de l'ordre de 1.000 ou 2.000 exemplaires, l'ensemble de la fabrication est lancée et détruite en cas d'invendus.
Le conditionnement, étant une tâche où la main d'œuvre est prédominante, est éventuellement réalisé par lots. Les certificats numérotés, quant à eux, sont peut-être imprimés à l'avance, également pour limiter les coûts d'une réimpression et les couacs organisationnels. Les certificats sont-ils tous utilisés par ordre croissant au cours du conditionnement ?...
Quant au mode de distribution : les premiers n° doivent être réservés à certains clients, officiels et hauts placés dans la hiérarchie de la Monnaie de Paris et faire l'objet d'une attention très particulière. Pour le reste, je ne suis pas certain qu'il soit tenu un registre détaillé des n° vendus et invendus. Lorsqu'un exemplaire est distribué, je ne serais pas surpris qu'il ne suive pas une suite numérique.
Je cherche des féodales : n'hésitez pas à me contacter !
Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.
Quote: "relief"Bonjour,
Cette démonstration pourrait convaincre nombre d'entre nous, mais insuffissant j'en ai bien peur pour le membre en question.
Et comme disait ma grand-mère " Quand il l'a dans la tête, il l'a pas ailleurs".
Pour le suivi chrono il faudrait savoir comment fonctionne la monnaie de paris lors d'une prod.
Si elle vend seule.
Prod 1000 ex.
Vendu 250ex.
On pourrait penser, si elle faisait un suivi, que cela va aller de 1 à 250... Oui mais non, car retour possible.
Donc on peut parfaitement finir avec uniquement 230 ventes et le reste à la refonte.
Sachant que les retours sont aléatoire il y aura obligatoirement des "trou".
Autre hypothèse, la monnaie de Paris vend mais met aussi en "dépôt vente".
Ainsi elle produit 1000ex.
En vend elle même 250ex
Ses dépôts vente en avait pris 750 mais en retourne 400.
C’est encore plus difficile de faire de la suite chronologique.
Recherche (échange ou achat) coffret France FDC 1967, BU 91/92
Monnaies argents (5frs, 10frs, 50frs et 100frs) vente au cours du jour de la négo, non échangeables sauf contre coffrets ci-dessus.