Suite à la générosité d'un membre de numista qui m'a fait don d'une monnaie de 1€ de la ville d'Amiens j'ai remarqué quelque chose qui m'intrigue sur sa fiche.
En effet cette monnaie est dans la catégorie des *Jetons*.
Or cette monnaie comporte une valeur nominale (1 euro) et à été émise comme monnaie à validité limité (de 96 à 2002 il me semble) et à donc eu un cours légal pendant cette période. (Reprenez moi si je me trompe)
De ce fait, ma question est la suivante, pourquoi les monnaies de 1€ et de 2€ (ainsi que celle de 30€ argent) de la ville d'Amiens sont-elles considérées comme des *Jetons* (bien qu'il y ait une mention à côté stipulant "monnaie temporaire 1996-2002") alors qu'elles ont eu un cours légal ?
Cours légal en effet, mais à usage très restreint.
Avec ce genre de "monnaie", on ne pouvait pas payer son pain à Lille, Paris ou Bordeaux, on ne pouvait pas acheter de timbres, payer son stationnement, sa taxe d'habitation, ses impôts...
Comme les jetons "bon pour 10 cts à consommer" vieux d'un siècle, ces "monnaies de ville" n'étaient pas acceptées par tous les commerçants.
Il s'agit donc bel et bien de jetons qui simulent une vraie monnaie avec un usage très restreint.
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Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.
Quote: "ALM"bonjour
on pouvait acheter avec cette monnaie dans des commerces participant à l'opération
ce sont des monnaies temporaires, donc bien des monnaies et pas des jetons !!!
et après ils peuvent bien le classer à jetons : je m'en fiche royalement ...
Salut ALM,
On achetait cette "monnaie" puis on pouvait l'utiliser dans des endroits précis.
C'est donc la même utilisation que pour les jetons de machine à café ou les jetons de lave-auto.
Pendant la période d'usage dans ma ville de ces euros temporaires, je n'en ai jamais acheté. Je les ai obtenu en rendu de monnaie en payant avec ces pièces.
Pour moi ce ne sont absolument pas des jetons, il y a une valeur faciale et un cours légal, certes limité dans l'espace et la durée, mais existant tout de même.
Quote: "Joe-breuille"Cours légal en effet, mais à usage très restreint.
Avec ce genre de "monnaie", on ne pouvait pas payer son pain à Lille, Paris ou Bordeaux, on ne pouvait pas acheter de timbres, payer son stationnement, sa taxe d'habitation, ses impôts...
De le même manière qu'il est impossible de payer sa baguette à Pékin avec des couronnes islandaises !
Dans mon village la Poste faisait partie intégrante de l'opération
Je collectionne les circulantes par millésime, de tout les pays du Monde.
Sujet qui fait débat plus que ce que je n'imaginais !! Mais tant mieux, le but de numista est aussi d'avoir un catalogue précis, c'est pourquoi j'aimerai éclaircir le point et effectuer les modifications si il y a besoin et s'il s'agit bien d'une monnaie.
Pour ma part, comme je l'ai dit plus haut, ce sont pour moi aussi des monnaies puisque aillant eu cours légal etc...
La monnaie légalement admise à Pékin n'est pas la couronne islandaise, c'est logique... encore qu'on m'ait proposé là-bas de payer en euros !
Si un commerce a le droit de refuser les billets de 200 et 500 euros (sous certaines conditions), il n'a pas le droit de refuser les euros. En revanche, il a le droit de refuser la "monnaie de ville".
De même, lors du rendu de monnaie, le client a le droit de refuser les jetons (heureusement, si je suis de passage à Bordeaux, que je donne 10 euros pour un café et que le rendu est en monnaie locale, je prendrai cela comme du vol)... mais si on demande un rendu de monnaie en dollars, le commerçant a le droit de refuser.
Si La Poste acceptait ces euros temporaires, c'était en les convertissant en monnaie légale et c'est bien l'agence locale qui réalisait cette démarche. Un autre bureau de Poste en France n'aurait pas accepté ces jetons. On touche ici à la notion de pouvoir libératoire : les "euros de ville" doivent être converti en monnaie légale pour que le paiement d'une dette soit un paiement libératoire. Sans cette conversion, l'euro de ville n'a aucune valeur.
A noter en plus : les euros d'Amiens, initialement sujet du post, circulaient en juin 1998 alors même que l'euro n'avait aucune existence, même dans les instituts bancaires, puisque les taux de conversion entre les monnaies nationales et l'euro (donc sa définition) n'ont été établis que le 31 décembre 1998.
Au final, cela aurait pu être des rondelles à l'effigie de l'oncle Picsou marquées 1-2-30 mickeycoins : aucune différence !
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J'ai bien compris ton point de vu et tes explications, merci pour ce développement.
La ou je pense que c'est ambiguë, c'est que ces monnaies, dans la ville ou elles ont été émises avaient cours légal, on pouvait certes les échanger à la banque contre de "vrais" francs/euros mais on pouvait aussi payer avec.
Et c'est la ou se joue l'ambiguïté. Avec un jeton je peux avoir un service (téléphone, café, machine à sous), ou plusieurs si j'utilise plusieurs jetons. En revanche avec X de ces monnaies je peux payer dans cette ville "théoriquement" ce que je veux, et non pas qu'un service.
Je me répète une fois de plus, mais ajouté à cela, elles ont eux cours légal ainsi qu'une valeur facial, ce qui fait beaucoup de points contradictoire avec la dénomination *Jeton*.
Ce n'était certes pas une monnaie répandue, mais tout de même une monnaie d'usage dans la ville en question, ici Amiens.
Je ne pense pas que *Jeton* soit vraiment approprié quant à la dénomination de ces "rondelles".
Ça n'est pas l'usage premier ni la façon dont elles étaient utilisées qui pose problème, mais la définition et les caractéristiques qu'il faut prendre en compte.
Ps : je ne cherche pas à démonter tes arguments, mais à exposer mon point de vu et développer ce sujet qui me semble bien ambiguë.
On ne peut pas vraiment parler de "cours légal" puisque son usage était très restreint, comme un jeton de fête foraine servant à un tour de manège, un soda ou une crêpe ; mais pas pour un salaire, un PV, un remboursement de sécurité sociale, etc. Lobliteration des courriers ne se faisait pas en euro d'Amiens non plus, même si le bureau de poste les utilisait.
Pour moi, s'il doit y avoir ambiguïté, c'est avec les monnaies de nécessité. Mais la différence se situe sur la substitution par des autorités locales, comme puissance émettrice, de l'état qui s'était desengagé de son rôle d'émetteur. D'où le maintien logique dans la catégorie monnaie.
Mais bon, comme ALM, le classement ici ou là ne me dérange pas plus que ça. J'admets qu'on est à la frontière.
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Il a été dit dans les messages précédents que ces pièces étaient comme des "bons pour 10c" etc., pièces qui ne sont pourtant pas classées dans *JETONS*.
Quote: "Oceans"Il a été dit dans les messages précédents que ces pièces étaient comme des "bons pour 10c" etc., pièces qui ne sont pourtant pas classées dans *JETONS*.
Je faisais allusion aux jetons de machine à sous, jeton de foire et autres du même genre.
J'ai distingué plus bas les monnaies de nécessité sur lesquelles il est parfois indiqué "bon pour" mais avec une raison d'être différente.
D'ailleurs, on peut aussi prendre en compte ce dernier point : la raison d'être des euros de ville. Il ont pour très grande partie été utilisés avant la mise en circulation des euros dans le but de préparer la population, faire la promotion de la future monnaie en quelque sorte.
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Bonjour.
Et concernant les monnaies locales actuelles(généralement ce sont des billets mais admettons qu'il y aie des pièces), on les mettrait dans les jetons alors ?