Surement pas un essai, ni une monnaie, c'est un jeton comme le dit ALM, je sais pas pourquoi Gadoury le référence comme monnaie (en tout cas je sais pas où tu vois ça ?) mais elle n'a pas de valeur faciale (peut être que gadoury la classé comme tel car elle a exactement le même avers qu'une monnaie...) épreuve pourquoi pas.
"Napoléon III et Eugénie visitent le nord de la France en septembre 1853 afin de rendre hommage à l’activité industrielle de la région. La ville de lille comptait de nombreuses filatures, fonderies et constructions mécaniques ainsi qu’une industrie chimique. Ces monnaies, en bronze, ont indiscutablement circulé pour une valeur de dix centimes et sont une sorte de monnaie commémorative circulante avant la lettre."
Car si on situe dans le contexte monétaire de l'époque, les monnaies de visite du XIXe (il y en a eu pour tous les souverains) avaient cours en respectant les modules, métaux et masses des monnaies officielles.
10g de bronze sur un diamètre de 30mm = 10 cts
Jusqu'à la 1e guerre mondiale, les valeurs faciales étaient en réalité superflues.
Je cherche des féodales : n'hésitez pas à me contacter !
Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.
Sinon, pour répondre à la question du classement : j'en ai 2 exemplaires mais ils ne sont pas avec les monnaies, donc pas essai ni épreuve ni flan bruni, mais plutôt médaille. Classement personnel. Il ne me paraitrait pas trop erroné de classer en monnaie avec la série des 10 cts Nap.III
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Bonjour
Merci a vous pour tous, pour vos explications .
Donc pour moi le classement se fera avec les 10 centimes Napoléon , ( sinon( a mon avis ) le classement des CDC
Devrait lui aussi être considéré comme des monnaies de nécessité , et donc par se fait , non répertorié dans le Monnayage classique .
Grand merci a joe pour l'étayage de ses explications .
Status changed to Solved(moineau25, 3 Jul 2019, 08:12)
- une monnaie de nécessité est frappée lorsqu'il y a pénurie de monnaie
- ce module de 10 centimes est plutôt un commémorative de la visite de l'empereur à Lille
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Bonjour
Effectivement ALM tu a raison , se serrait plus des monnaies commémoratives , que des monnaie de nécessité .
Mais le C D C sont plus des monnaies de nécessité .
Émissions des chambres de commerce (1920-1927)
De 1920 à 1927, l'État lui-même frappa trois pièces en bronze d'aluminium portant la mention « bon pour » 2 francs, 1 franc et 50 centimes, ainsi que « Chambres de Commerce de France » et non « République Française ».
« Techniquement, ce sont des monnaies de nécessité et en aucun cas des monnaies « normales », ce qui explique qu'elles ne portent pas le différent du Graveur général [de la Monnaie] mais seulement la marque de la Régie des monnaies, qui les fabriqua »6. Durant cette période, tandis que le franc français chutait sur le marché des changes, l'État devait faire face à une transition vers un monnayage en métaux vils mal acceptés par la population qui, depuis des siècles, était habituée à des divisionnaires en bronze et en argent.
En 1926, le nouveau gouverneur de la Banque de France, Émile Moreau écrivit : « Personne ne veut plus de billets. C'est un sauve-qui-peut général. Il n'y a plus une minute à perdre. Si l'on veut encore sauver le franc, il faut, à bref délai, renverser la situation psychologique du pays »7.
Afin de faciliter les échanges quotidiens, l'État toléra l'utilisation d'une monnaie locale, émise par les chambres de commerce avec la garantie d'un versement correspondant à la Banque de France, ainsi que par des municipalités et des commerçants réunis en syndicats.
10 centimes Forge Périgois-Frémont ; Jumelles (Maine-et-Loire) ; uniface - 23 mm (diamètre) - aluminium - (1923)
Plus de 12 000 types différents ont été répertoriés. Frappés habituellement en aluminium (mais aussi en laiton, en zinc, en maillechort, en fer…), ces jetons, le plus souvent ronds, pouvaient avoir des modules et des formes très variés (carré, rectangle, octogone, lobes…). Des pièces étaient trouées, à pans coupés… Les lettres et les chiffres étaient frappés en creux ou en relief. La circulation monétaire était facilitée par différentes valeurs : 5 c, 10 c (les plus courants), 20 c, 25 c, 50 c, et plus rarement 1 franc ou 2 francs. L'émetteur était souvent représenté : un blason pour une ville, des emblèmes pour un métier, etc. La date n'était pas toujours indiquée.
Les chambres de commerce territoriales (départementales ou infra-départementales) furent autorisées à émettre des bons imprimés, les billets de nécessité, pour des valeurs de 1 franc, 2 francs, 5 francs et 10 francs, rarement plus.
Dans les années qui suivirent, avec l'avènement du franc Poincaré, les monnaies de nécessité furent remboursées, mais le franc germinal n'était plus qu'un souvenir.