veuillez excuser ma petite question; mais je remarque qu'il y a des émissions de 5 et 10 centimes Dupuis jusqu'a 1921, malgré l'existence des 5 et 10 centimes type Lindauer depuis 1917.
Je comprends les émissions Dupuis de 1921 sont pour Madagascar, mais je cherche une explication pour les autres millesimes (qui se chevauchement) des deux types, particulièrement ceux ci avec des tirages similaires (1917 et 1920)?
Je pense qu'il s'agit de la même histoire que lors du passage des 0.50, 1 et 2 francs. Tu as un millésime 1920 en argent et un autre en bronze-alu Chambre du commerce.
La même chose lors du passage de la 5 francs Lavrillier en Nickel au Bronze-alu (année 1938 commune, 1939 dans une certaine mesure).
Idem pour la 1 franc Bronze-alu, puis Alu en 1941.
Je m'étais indirectement posé cette question lors du passage du franc à l'euro... nous avons connu des monnaies en Francs et en Euros des millésimes communs 1999, 2000 et 2001.
Gaulois réfractaire –
Membre de l'APDTABDFM (Amicale Pour la Défense des Tranches A et B sur les Dix Francs Matthieu).
Il y a certainement plusieurs explications, la plus probable étant celle d'avoir testé sur plusieurs années l'acceptation du modèle Lindauer par rapport au Dupuis.
On apprécie de manière générale les grosses pièces (cela vient du fait qu'elles étaient avant en métal précieux et plus c'est lourd, plus cela a de la valeur).
Entre la 10 cts Dupuis et la 10cts Lindauer, il y a un sacré changement, le module de 10 cts a été intronisé en 1852 sous Napoléon III.
La monnaie de Paris s'est donc laissée plusieurs années pour tester ce modèle de flan.
Des échecs comme preuve :
La 5 Francs Bazor en 1933, appelée "Bedoucette" refusée par la population.
La 10 frs 1986, rejetée aussi, le projet 10 frs Schuman 1986 abandonné.
je pense que c'est parce que pendant la guerre 14-18 la France avait besoin de cuivre pour fabriquer des munitions, donc les monnaies ont été fabriquées avec un type différent et dans un autre métal !
puis une fois la guerre terminée, ayant moins besoin de munitions, ils ont pu à nouveau frapper monnaie avec du cuivre
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Quote: "Pimousse124"Bonjour,
Il y a certainement plusieurs explications, la plus probable étant celle d'avoir testé sur plusieurs années l'acceptation du modèle Lindauer par rapport au Dupuis.
On apprécie de manière générale les grosses pièces (cela vient du fait qu'elles étaient avant en métal précieux et plus c'est lourd, plus cela a de la valeur).
Entre la 10 cts Dupuis et la 10cts Lindauer, il y a un sacré changement, le module de 10 cts a été intronisé en 1852 sous Napoléon III.
La monnaie de Paris s'est donc laissée plusieurs années pour tester ce modèle de flan.
Des échecs comme preuve :
La 5 Francs Bazor en 1933, appelée "Bedoucette" refusée par la population.
La 10 frs 1986, rejetée aussi, le projet 10 frs Schuman 1986 abandonné.
Salutations
Pourrions-nous également citer les 25 centimes type Patey ? (1903-1905) avant une adoption réelle de ce format en nickel, puis cupronickel ?
Le dernier 'quart de Franc' datant de... 1848 - en 900‰, donc avant la réforme monétaire.
Gaulois réfractaire –
Membre de l'APDTABDFM (Amicale Pour la Défense des Tranches A et B sur les Dix Francs Matthieu).
Dominique, merci particulièrement pour ta explication; j'étais d'accord avec toi, mais si c'est car la conservation de cuivre pour la 1ere guerre mondiale, pourquoi existe t il le tirage des 5 (plus de 16 millions) et 10 centimes (plus de 11 millions) Dupuis du millésime 1917? (avec 10 millions des 5 centimes, et 8 millions des 10 centimes Lindauer frappées la meme année!)
Je crois c'est possible Pimousse a raison; peut-être un test psychologique par la monnaie de Paris sur la réaction publique aux nouvelles monnaies? Je suis intéressée de savoir aussi l'histoire du rejet de 5 Francs "Bedoucette".
Enfin, je croyais que les 5 francs Lavrillier en Bronze-alu étaient pour circulation dans l'Algérie, non?
Question historique très intéressante ! C'est effectivement un chevauchement de 2 pièces très différentes à des tirages très très importants. On peut imaginer les bourses des français contenant systématiquement ces 2 types de pièces très utilisés à cette période.
J'pense pour ma part que la transition du franc Germinal au franc Poincaré y est pour quelque chose, c'est-à-dire la volonté d'enlever les métaux précieux et semi-précieux de nos monnaies et en même temps le besoin de liquidité d'après guerre.