Concrètement, rien ne répond réellement à la menace de
hacking : tout système est piratable, y compris ceux des services de renseignement réputés à toutes épreuves. C'est d'ailleurs grâce au
hacking de leurs propres systèmes que certaines agences de renseignement recrutent en partie...bien sûr ce n'est qu'une rumeur
Un problème du RGPD (selon moi) est qu'il ne considère pas le risque lui-même (à part 2-3 petites mentions -et encore- de données sensibles, de données concernant les prisonniers, etc.) mais simplement le fait que les compagnies/associations doivent dire aux gens "les risques existent" (comme si on ne le savait pas

) et vous devez les accepter pour utiliser les services desdites compagnies/associations sinon celles-ci peuvent vous refuser l'accès à ces mêmes services ; le tout, en suggérant à ces mêmes compagnies de tenter de minimiser lesdits risques sans pour autant imposer une réelle norme ou un standard concret.
D'où l'impossibilité d'accéder à certains journaux américains en Europe au lendemain de l'entrée en vigueur du texte (prévue depuis plus de 2 ans -mars ou avril 2016 de mémoire pour la version quasi-finale-, la découverte n'a donc pas été si sensationnelle que cela pour les départements TI -sinon il faudrait changer le chef- mais les départements de communication se sont fait plaisir à peu de frais), et qui miraculeusement ont trouvé une solution divine -soit-disant imparable- en 4 minutes, pile le temps d'infusion d'un bon thé noir...quelle coïncidence

.
Malheureusement, les compagnies (notamment américaines) ne font pas cela pour améliorer leur politique de sécurité (certes, je reconnais que quelques-unes s'y intéressent quand même), mais essentiellement pour se couvrir contre des procès potentiellement coûteux. Au hasard

, une petite recherche sur Internet avec le nom "Max Schrems" (j'aurais été déçu de ne pas le voir en profiter) pour trouver les premiers exemples de plaintes à 7-8 milliards de dollars devant 4 autorités différentes...moins d'1h30 après l'entrée en vigueur du RGPD (j'avoue, là je dormais

).
Le RGPD n'a pas créé le risque ou règlementé le piratage (une seule règle : le piratage est illégal) et n'interdit en rien l'utilisation d'adresses électroniques ou autres données à caractère personnel, il amène seulement des règles d'encadrement générales (consentement explicite, stockage sécuritaire, etc.) mais pas techniques (type de stockage, niveau de cryptage, etc.). Techniquement, chaque autorité indépendante (CNIL, etc.) pourra interpréter différemment le RGPD, qui mentionne simplement la "pseudonymisation des données à caractère personnel", "la mise en place de procédures", "l'utilisation de moyens adaptés" et, si je me rappelle bien de la formulation, approximativement quelque chose comme "des mesures techniques appropriées selon un niveau de sécurité adapté au risque, en considérant les connaissances, les coûts et les finalités d'utilisation des données"...ça fait pas vraiment avancer le schmilblick.
Concernant Numista : Les données n'étant pas communiquées à un ou des tiers, Numista peut conserver des adresses électroniques et envoyer des messages à ses membres comme le décrivent les conditions d'utilisations (tant que ceux-ci restent non identifiables -pseudonymisation, etc.). Certains risques peuvent et doivent effectivement être minimisés, d'où la partie de la phrase de mon premier message "
conservées de façon sécuritaire avec un accès restreint" -substance du texte du RGPD ; comme cela était le cas avant même le RGPD, ces données ne sont pas dans un simple fichier excel sur l'ordinateur d'une bibliothèque publique, et l'accès est restreint à une (1) seule personne (je vous laisse deviner qui

). À noter, que les droits de consultation, de rétractation, etc. existaient déjà avant l'entrée en vigueur du RGPD ; pas de nouveauté là-dessus, mais cela rajoute quelques paragraphes au texte.
@3francs6sous : Côté Facebook, j'imagine que tu pensais notamment à la récente "affaire Cambridge Analytica" ? Si c'est le cas, malheureusement (ou heureusement

, question de choix) celle-ci ne relève pas du piratage mais de la vente volontaire de données ; ce qui est un point de départ du RGPD : comment règlementer les transactions de données sous couvert de "protéger la vie privée" (qui vient en premier de la poule ou de l'oeuf, chacun à son idée). Cambridge Analytica est un exemple qui a "choqué" l'opinion publique mais qui dans les faits demeure un infime exemple de ce qui se fait depuis des années, et grâce auquel Facebook (mais pas seulement) gagne de l'argent.
Sapientiae plerumque stultitia est comes.
Si c'est un grand plaisir d'être reconnu par ses amis, c'est peut-être encore plus flatteur d'être reconnu par ses adversaires.
Be yourself; everyone else is already taken.