Salut Napoléon,
C'est un follis (Ae3) frappé à Lyon (367-375) pour l'empereur Valens :
A/ Buste diadémé, drapé et cuirassé à droite. D(ominus) N(oster) VALEN-S P(ius) F(elix) AVG(ustus)
R/ La Victoire marchant à gauche, tenant une couronne de laurier
dans sa main droite tendue en avant, et une palme dans la gauche. SECVRITAS - REIPVBLICAE : "La sûreté de l'Etat". OF / I dans le champ pour Officina Prima : "première officine". LVG en exergue pour Lugduniensis : "de Lyon".
"Pourquoi, soldat, te défies-tu de tes propres forces, et t'adjoins-tu
le vain secours d'une figure de femme ? Jamais une légion bardée de fer
ne vit une jeune fille ailée qui dirigeât les traits des hommes haletants"
Prudence (348-405), Contre Symmaque, II, 31-34
Quelqu'un saurait-il comment, Valens étant empereur d'Orient,
il a pu faire frapper des monnaies en son nom à Arles et à Lyon ?
Valens n'est que co-empereur nommé par son Valentinien 1er qui n'est autre que son frère....
ceci explique peut-être cela...
pour revenir au follis "Lugdunum", ça peut valoir quoi ? je ne trouve rien sur la toile.
Justement, si Valens a reçu son pouvoir en Orient des mains Valentinien Ier, empereur principal ( maximus augustus), qui plus est son aîné, ça aurait été une terrible injure que de venir faire frapper de la monnaie chez lui - chose qu'on ne peut pas faire sans guerre, or ça ne semble pas être le cas. Hypothèse : à la mort de Valentinien, constatant le jeune âge de ses fils Gratien et Valentinien II, le Sénat n'aurait-il pas déclaré Valens maximus augustus, s'attendant à ce qu'il reprenne la totalité de l'Empire, avant que les troupes n'acclament ses neveux comme empereurs ? Mais cela repousserait la frappe de ces monnaies aux années 375-378, alors qu'elles sont données pour 367-375. Il y a quelque chose que je ne comprends pas...