Bonsoir à tous. J'ouvre ce post afin de partager et de parler de nos modernes. Désolé mais seulement les modernes françaises, soit du 20 ème siècle (des Dupuis à la fin du Franc). Après, si ça intéresse, ça peut se faire sur un autre style de pièces. Je pense que beaucoup ont envie de partager leur souvenir, histoire sur une pièce en particulier, rare comme courante. Bref les pièces qui vous ont marqué en bien comme en mal. Ça peut être une pièce de famille, une trouvaille, une rareté âprement négociée, une qui clôture ou ouvre une série, un coup de coeur ou coup de tête, un cadeau, une pièce ouvrant sur une amitié particulière avec le vendeur, une relatant un fait d'histoire (guerre, etc) qui vous a marqué. Bref, tous ce que vous aimeriez partager et que vous n'osez pas. Ou bien si il n'y a pas grand monde avec qui le partager. N'hésitez pas à poster une photo pour animer.
Je vais raconter ma première petite histoire. Et la pièce la représentant est la série des 5 francs semeuse en argent et surtout, la 5 centimes marianne 1993 à 4 plis. J'ai un peu plus de 30 ans aujourd'hui, et enfant, ma mère travaillée dans une petite épicerie familiale, nichée au creux d'un petit village de la futur Occitanie. À deux pas de l'église. Après l'école, je restais au magasin à trier le fond de caisse, tous les soirs, semaine et week-end. J'aimais fouiller ces pièces jaunes et argentées. Sentir mes mains souillées de patines odorantes, et colorées de saleté agréable. J'y passais des heures avec mon Gadoury à la recherche des manquantes, à combler au mieux des séries. J'y ai trouvé la 5 centimes, la plus rare jamais trouvée. Et ma mère gardait les semeuse argent et les Guiraud que les anciennes et anciens confondaient avec les nickel et centimes Marianne. Ainsi aujourd'hui certaines de mes courantes ne sont pas des plus jolies mais elles me rappellent ces moments inoubliables.
bonsoir
pour ma part c'est une .....
lorsque je faisais mes études au lycée agricole la martinette à romans (26), étant pensionnaire, nous n'avions le droit de sortir que les mercredi après-midi de 13h30 à 18h. donc après le sport on se retrouvait entre potes dans un bar pour jouer au flipeur . 1 franc les 2 parties. chacun son tour pour payer. et un mercredi la pièce d'un copain qui fait de la résistance. une , deux ....dix fois elle retombe du monnayeur. (c'est l'époque où je commençais à m'intéressais à la collection) je lui demande de me faire voir sa pièce et là une semeuse argent de 1920, je lui ai de suite payer les partie avec une 1 franc normale
je garde cette monnaie dans un coin de ma mémoire, cela dure depuis 36 ans
merci de m'avoir lu
au suivant
amicalement
ludovic
Pour ma part cette histoire ressemble étrangement à celle de Ludcor... Je débutais alors ma collection et donc avais pris l'habitude de regarder toute les pièces qui me passaient entre les mains. J'avais environ 14 ans et comme beaucoup de mercredi après midi, on se rendait dans un café du coin pour faire des parties de flipper et principalement de babyfoot entre amis. Comme d’habitude on déposais chacun une pièce ou deux de 2 francs sur le support prévu à cette effet. Comme à mon habitude j'examinais vite fait les pièces( dans l'espoir de trouver la 2Franc 1991 ^^) sans trop me faire remarquer afin de ne pas attirer l'attention. Et un beau jour je suis tombé sur une 2 francs 1995 sans grande valeur mais d'un faible tirage, je l'ai vite remplacé sans me faire voir et quand je suis rentré j'étais super excité de l'ajouter dans ma collection!!! Voilà idem c'est une anecdote qui est resté gravé dans ma mémoire.
gamin, ma marraine m'avait envoyé faire une petite course à l'épicerie du coin tenue par une personne agée.
dans le rendu de monnaie elle me refila une 10 francs guiraud des années 1950 à la place d'une 10 cmes LAGRIFFOUL !
sur le coup j'ai cru qu'elle avait voulu m'arnaquer et j'en parlais aussitôt à ma marraine qui m'appris que c'était une monnaie qui circulait autrefois et qu'elle ne valait plus que 10 cmes avec le passage au nouveau franc
c'est ainsi que je découvris d'autres monnaies qu'on n'avait pas en circulation et petit à petit le monde de la numismatique...
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Pour ma part, pour ceux qui n'aurait pas vu ma petite histoire (ou grande, comme vous voyez), je peux vous la raconter une nouvelle fois et en plus détaillée.
Espirius, je sais que tu la connais déjà mais bon...
C'était un jour comme les autres, les gens passaient dans les rues sans réel but mais pour moi c'était "l'heure" à laquelle une amie me présentait une poche pleine de pièces, à chaque fois (avant ce jour) je trouvais quelques pièces intéressantes mais assez courantes où l'on trouve vraiment partout et donc sans grand intérêt comme des francs de 1970 ou des drachmes nouveaux ou encore des pesetas de 1980. Ce jour-là on était encore en hiver, alors que les personnes passaient devant moi, elle me présenta dans sa main, une poignée de pièce, on étaient sur un banc et je triais les pièces sur la surface plate. j'ai donc découvert les mêmes pièces sans beaucoup de valeur mais au milieu des autres pièces, une 2 francs de 1914 se cachait ici, c'était la seule pièce qui était assez vieille, toutes les autres étaient après 1950, je sais que la 2 francs 1914 C peut avoir une grande valeur donc je regardais la pièce attentivement pour voir si un "c" était au dessus de la date mais bien-sûr (et c'était ma petite déception), il n'y avait pas la lettre mais la 2 francs 1914 était la première pièce de l'époque que je trouvais donc j'étais ravi de la ramener chez moi. Pendant une heure, après, je la scrutait et je regardais les beaux reliefs qui embellissaient la pièce. Celle-ci était aussi d'une très belle qualité car elle était resté dans le fond du bocal pendant sans doute une trentaine d'année sans prendre l'air. Elle était (et l'est encore) certainement en SUP pour moi. Le plus important c'est que c'est ma pièce fétiche et rien n'est comparable (pour l'instant) à elle dans ma collection, je trouvais le moyen avec cette pièce seulement, d'imaginer l'époque d'avant-guerre et de "plein-guerre" ça m'a été gravé dans la mémoire et je souviens toujours de ce moment particulier. Dans mon esprit pendant que je regardais la pièce, je voyais les gens de l'époque montrer la pièce que je tenais dans la main comme dans un film ancien en noir et blanc. Je ne pensais même pas que ma pièce avait vécu tant de guerre dans un bocal rempli d'autres pièces, je m'en étais rendu compte petit à petit... A la maison je me suis mis à me renseigner énormément sur les deux grandes guerres mondiales et j'ai beaucoup appris. La pièce avait quasiment 100 ans mais toujours intacte après des aventures inimaginables mais elle était pourtant bien là, dans mes mains, comme le voyait les gens à l'époque qui ne se souciaient pas d'ailleurs des pièces sauf pour quelques uns qui était aussi numismates comme nous tous ici. https://fr.numista.com/forum/topic46326.html
Merci de m'avoir lu ça me touche de pouvoir dire cette histoire, depuis elle a arrêté de me faire voir sa poignée de pièce même si je n'ai pas tout vu mais au moins ça m'a permit de trouver une pièce sentimentale et d'ouvrir un peu ma mémoire face aux deux guerres les plus cataclysmiques de l'histoire.
Kévin
TRES OCCUPE visite sur le site une fois seulement toutes les deux semaines.
Live your life the best !
Encore dans les années 50 habitant mon village natal de la verte prairie normande, à 7 ou 8 ans, ma mère me confiait la grande valeur d'une des toutes nouvelles pièces de 100 francs Cochet me recommandant de ne pas la perdre. Elle brillait comme un joyau et la serrant dans ma petite main de gamin blondinet je gambadais en culotte courte chez la commerçante pour faire les quelques courses demandées. Avec 100 francs dits francs légers de cette époque, j'achetais ; un gros pain, un litre de lait en vrac que remplissait mon bidon à lait en aluminium poché (Certains s'en souviendront) , un morceau de beurre coupé au fil dans la motte sur planche en bois, un bonbon, et encore je rapportais plusieurs pièces de rendu de monnaie ! Quand je vois la Cochet dans ma collection, je me dis que peu de jeunes savent que le franc de ce temps là valait quelque chose et n'était pas de la Roupie de Sansonnet ...
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De façon plus récente, une rencontre sur le bon coin où j'ai eu beaucoup de chance m'a donné l'envie de rechercher les millésimes dits rares et de me forger l'idée de finir toutes les séries qu'il me soit et me sera possible en modernes. Et de plus, celà m'a permis, en revendant une pièce, d'entretenir une correspondance avec quelqu'un qui possède la même passion et le goût de la recherche et de la difficulté.
Une annonce banale d'une personne vendant des lots de milliers de pièces par type. Collection de son grand père. Après discution, nous fesons affaire sur un lot de Francisque de 1942 avec l'idée de chercher des poids fables. Plusieurs centaines, voir milliers pièces. Et cette personne me rajoute un autre lot de 1942 à part. Surpris, après réception, je m'empresse de peser toutes les pièces et surprise, le lot à part était de flans minces. Son grand père avaient dû trier des centaines de milliers de pièces. Voir des millions car par la suite, je lui ai aussi acheté la 5 francs 1945 fermé et la 1949 ouvert. Pièces extrêmement rares, mais sous-évaluées hélas.
Puis j'ai vendu des flans minces pour réinvestir et partir à la conquête des raretés. Et depuis cela, j'ai sympathisé avec un acheteur avec qui j'entretiens une correspondance où l'on partages nos idées, projets, affaires, expériences numismatiques.
Je ne suis pas particulièrement collectionneur de modernes, mais je ne crache pas dessus quand l'occasion se présente.
Quand j'ai commencé a collectionner sérieusement, vers 14 ou 15 ans, j'ai entendu parler d'un livre sur les monnaies, le "Ragoudy" (Sic !) me semblait-il. Un collectionneur un peu plus âgé et plus avisé m'a alors expliqué que je faisais probablement référence au Gadoury, que je m'empressai donc d'acheter, à grands frais pour ma bourse de l’époque, et avec difficulté car il était peu connu en dehors du cercle restreint de notre passion. Ce fut le début d'une belle aventure.
Quelques années plus tard, déjà bien avancé dans la numismatique moderne, mais encore novice dans les antiques, et par je ne sais quel miracle, je reçu à la maison un catalogue de vente aux enchères dont l'expert était un certain...Victor Gadoury. Ce fut une révélation, internet n'existait pas encore et j'ignorais jusqu’à l'existence du Roman coins and their values : il existait donc des endroits où ces trésors étaient répertoriés. Et ce fut le début d'une aventure encore plus belle.
Peu après la disparition de cet homme que je n'ai rencontré "en vrai" qu'une fois dans ma vie, et qui a joué un rôle important dans la naissance de ma passion pour la numismatique, sa collection personnelle fut dispersée aux enchères par la maison Burgan, et je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage en acquerant une de ses pieces, que voici
Moi, très simple : je suis en visite scolaire en Espagne, avant l'euro, donc nous utilisions encore les pesetas. J'ai commencé à regarder ce que j'ai comme monnaie et à essayer de garder de côté des pièces originales. Je n'ai pas été décu du voyage, en plus des commémos certes courantes, j'ai découvert une bizarrerie : une pièce dont le revers était quasiment effacé. Et en comparant à d'autres similaires, j'ai su qu'elle était de 5 ptas. J'ai refusé de la dépenser par curiosité, et je l'ai ramenée en France avec quelques autres monnaies d'intérêt mineur.
Depuis, dans un lot, j'ai eu sa copine non fautée.
Administrateur du catalogue, référent de nombreuses nations antiques et de la Lorraine.
Catalogue administrator, numerous Antique nations and Lorraine referee.
Bonsoir à tous,
Pour ma part, j'avais environ 11-12ans quand mon grand-père me ramenait des pièces trouvées dans son champ, parmi ses pommes-de-terre. Si régulièrement qu'il me donnait l'impression de les cultiver lui-même!
Malheureusement, à cette époque, elles ne m'intéressaient guère. Je les ai pourtant gardé.
Après des voyages scolaires en Angleterre, Espagne et Italie, ces pièces se sont diversifiées. D'autres personnes m'en ont ramené d'autres pays, et petit-à-petit, j'ai enfin commencé à m'y intéresser.
Puis un jour quelqu'un m'a trouvé un moyen de les ranger. Depuis ma collection ne cesse ne s'étendre.
Mais les pièces auxquelles je tiens le plus sont celles de mon grand-père.
Et oui, tout le monde n'a pas le don de transformer les patates en argent!