En effet, pourquoi appeller cela un quadrupède alors que l'on sait très bien qu'il d'agit d'un agneau (l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde)
On ne le sait pas du tout !
Et c'est justement parce qu'il y a diverses hypothèses concernant ce que représente le revers que “quadrupède” est utilisé, étant commun entre les 2 principales théories.
Si tous les numismates étaient d'accord sur la description du revers des monnaies de St Gilles, ton article et celui fourni par elagabal2000 n'existeraient simplement pas…
La théorie d'Etienne Cavalié poussant vers l'Agnus Dei repose sur l'hypothèse de la copie maladroite d'un objet non numismatique pour justifier la création de ce revers à l'image de l'Agnus Dei. Il appuie cela par le fait que les autres exemples de monnayage utilisant cette représentation sont des apparitions ex nihilo au sein de séries sans rapport iconographique.
C'est peut-être un peu tiré par les cheveux. La copie d'un objet courant non numismatique serait un exemple de création bien inhabituel (voire unique) dans le monnayage féodal qui, par ailleurs, n'est pas dépourvus d'autres exemples de types sortis de nulle part et retombés rapidement dans l'oubli des graveurs.
La théorie de Thibaut Chazel visant à démontrer qu'il s'agit de la biche de St Gilles appuie sur l'analyse seule de la silhouette. C'est certainement insuffisant tant les graveurs de cette époque pouvaient être médiocre.
La vérité est peut-être entre les 2 : l'usage d'un symbole universel (Agnus Dei) un peu déformé (à dessein ?) pour donner du crédit à une monnaie et faire rayonner la cité au travers de la confusion entre le symbole universel et son symbole propre (biche). Cette méthode consistant à copier en modifiant un peu un modèle reconnu était couramment appliquée par les petites puissances pour diffuser leur monnaie.
Je cherche des féodales : n'hésitez pas à me contacter !
Ma liste de double est très incomplète : dites moi ce que vous cherchez.