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Faites entrer l'accusé
Saison 25 :
Véronique Pierret et Emilie Viseur, les ex-pertesDiffusé le dimanche 13 octobre à 21h10
Résumé
Le 15 mars 2013, Myriam découvre le corps de son concubin, Dominique Pascal, lorsqu'elle rentre à son domicile de Caumont, dans les Hauts-de-France. Le lendemain, à Laon, une ville située à une trentaine de kilomètres, José Barreyre reçoit une balle en pleine tête après avoir ouvert sa porte en pleine nuit à une femme qui prétendait avoir accidentellement rayé son véhicule. Mais celui-ci parvient à souffler trois lettres aux gendarmes avant de rendre son dernier souffle. L'enquête ne tarde pas à révéler que ces deux mystérieuses affaires sont en réalité liées…
Laplace-Pierret,la relation trouble
Laon
Le tribunal s’est penché sur la relation entre Dominique Laplace et l’accusée, Véronique Pierret.
Pour le moins tumultueuses. Au travers de l’examen de la personnalité de Dominique Laplace, hier, ce sont les relations qui unissaient la victime à Véronique Pierret qui ont été passées au crible. L’accusée qui comparaît devant la cour d’assises pour complicité d’assassinat, a été de l’avis des proches « la première relation sérieuse » de cet éducateur spécialisé, mort à 45 ans d’un coup de couteau dans le cœur.
Plus âgée, 54 ans à l’époque, cette infirmière à la retraite se montrait « exclusive » avec son ancien patient qu’elle a rencontré au centre de rééducation de Saint-Gobain.
Des ruptures et des réconciliations
Leur décennie d’amour a certes été émaillée de tromperies, mais aussi de réconciliations : « Il me rappelait, j’allais le rechercher », pose cette quinquagénaire, au verbe soigné. Malgré leur rupture, ils étaient toujours restés en contact. Notamment du fait de leur passion commune pour la détection d’objets, monnaies et bijoux.
Ainsi, c’est à ce sujet que le tableau s’assombrit. Amis et collègues de travail rapportent « la peur » qu’inspirait son ex à la victime. D’ordinaire si discret, « ce bon professionnel très investi » s’en était ouvert à plusieurs reprises.
On parle d’un cambriolage, de pot de fleurs jeté à la figure, de menace avec une arme factice. Mais aucun témoin n’a rien vu. « Beaucoup de rumeurs, balaye Me Vignon pour la défense. Quoi le pot de fleurs ? Il est venu ivre mort chez son ex en pleine nuit l’agresser, il y avait un pot de fleurs sur la fenêtre, alors oui il s’en est pris un. » Des péripéties avérées ou non, mais des SMS menaçants – « On va venir te trouver, t’exploser » – qu’a lus un voisin, tandis qu’un autre explique à la barre : « Il avait une hantise, trouver Véronique Pierret sur les lieux de prospection. Il avait pris soin de s’armer d’une carabine au canon scié dans son sac à dos. »
Le possible mobile ? Le partage d’une parure en or et bronze, évalué entre 2 000 à 3 000 euros. Véronique Pierret reconnaît avoir parlé « du problème de non-partage à des amis. Il s’est avéré qu’ils étaient en colère aussi. Ils ont téléphoné à Dominique ». Des objets qu’elle ne nie pas avoir essayé de récupérer après la mort de Laplace. « Le corps pas encore froid qu’on va récupérer la bague », a tempêté Me Antonini pour la partie civile. Réponse de Véronique Pierret : « Oui, c’est ça, la mort. »