Pour clarifier (ou au contraire mettre un peu plus de flou ?), il faut garder à l'esprit que ce qu'on désigne par “écu” (et tous les divisionnaires) est l'appellation d'une monnaie, et pas d'une valeur.
L'écu est une grosse pièce en argent. Comme cela a été dit plus haut, sa valeur a évolué au cours du temps.
En fonction des besoins et des réformes monétaires, différents types ont été produits avec la série de divisionnaires qui correspondent. Mais selon la réforme, il a été décidé de réaliser des ½, des ¼, des 1/8… ou au contraire des ½, ⅓, 1/6e, 1/12e… ou des ½, 1/5, 1/10e…
Demander la distinction de poids très précise entre ⅓ et ¼ d'écu, ou entre ¼ et 1/5e afin d'identifier une monnaie n'a pas véritablement de sens puisque ces divisionnaires proches s'appliquent pour des types différents.
Par exemple, le tiers d'écu s'applique pour Louis XV au type “à l'écu de France”. Mais pas le ¼, ni le 1/5e. Les divisionnaires suivants sont les 1/6e et 1/12e. Il y a bien le ½ écu, mais la différence de poids est telle que la confusion entre ½ et ⅓ n'est pas possible.
Pour le type dit “vertugadin” du début de règne, les divisionnaires de l'écu sont ½, ¼, 1/10e et 1/20e. Pas de confusion possible non plus entre ces divisionnaires.
Etc, etc…
Les monnaies sur lesquelles apparaissent les II-II et V-III pour les ¼ et 1/8e d'écu sont applicables jusqu'au début du règne de Louis XIII, lorsque l'écu désignait encore une monnaie en or. De mémoire, il n'y avait pas d'autres divisionnaires (pas de ⅓, pas de 1/12e ou de 1/16e…)