Habituellement, on désigne par tréflage à la fois les coins doublés et les doubles frappes peu bougées car le prmeier coup d'oeil donne le même rendu.
Mais double frappe a une double signification, d'un point de vue technique.
1- Soit le flan est frappé, reste en place puis est frappé de nouveau.
2- Soit le flan est frappé et le coin rebondit.
… avec un déplacement, ou non, du flan…
Dans le cas 1, les forces sot les mêmes et le résultat est souvent un dédoublement des reliefs sur toute leur périphérie.
3- Le “double die” est le même problème, appliqué à la fabrication du coin. Le coin est habituellement marqué en plusieurs passes pour avoir la qualité et la profondeur des reliefs. Si l'empreinte qui marque le coin bouge entre 2 frappes, les reliefs sont doublés.
Pour distinguer tout cela… pas évident ?
Ce qui est certain, c'est que dans le cas d'une double frappe (cas 1 et 2), les reliefs produits par la 1e frappe qui se trouvent ensuite superposés au champ lors de la 2e frappe sont écrasés par le coin. Ils sont toujours visibles, mais plus larges et très plats. Lorsqu'il y a superposition de reliefs, cela se voit également.
Pour un double marquage du coin, il faut raisonner en négatif. Là où le coin est enfoncé, si au marquage suivant on tombe dans le champ, il ne se passe rien. Le 1er marquage reste. Si 2 reliefs se croisent, le plus profond “efface” le moins profond.
Ici, on voit que les lettres doublées qui composent la signature sont toutes identiques par paire. Pas d'écrasement. Les superpositions n'ont pas généré de “relief croisé”. Pour moi, il s'agit d'un coin doublé.