Bonsoir
MS 70 FDC 70 Fleur de Coin 70 :
Monnaie parfaite où aucun défaut ne peut se voir même à la loupe à grossissement dix fois. Le velours de frappe est parfait même sur les points les plus hauts, la qualité du coin et de la frappe est optimale.
MS 65 FDC 65 Fleur de Coin 65 :
Monnaie strictement dans son état de frappe mais de petits chocs dus aux manipulations de la pièce dans l'atelier monétaire ou dans le circuit bancaire peuvent se voir à la loupe à grossissement dix fois. Le velours de frappe est intact même sur les points les plus hauts, la qualité du coin et de la frappe est bonne, sans plus.
MS 63 SPL 63 Splendide 63 :
Monnaie dans son état de frappe, sans la moindre trace d'usure mais avec de très petits chocs de manipulation visibles à l'oeil nu. Le velours de frappe est presque intact sauf sur les points les plus hauts où il manque suite à des manipulations dans l'atelier monétaire ou dans les circuits bancaires. La qualité du coin et de la frappe peut être moyenne.
http://vso.cgb.fr/articles/etatsdeconservation.html
Les flans mats
Il existe des techniques qui permettent d'obtenir sur des coins neufs l'effet " mat " et qui consistent schématiquement à " sabler " le coin (projeter du sable dessus pour provoquer une très légère abrasion générale de surface qui va donner le " mat " à la frappe. C'est cette technique qui est utilisée pour fabriquer les monnaies en " flan mat " comme les premières années des Semeuses en argent ou des 20 francs Coq.
L'effet " champs miroir/reliefs mats " se fabrique en polissant les champs d'un coin sablé : les creux du coin et donc les reliefs de la pièce restent mats alors que les champs vont devenir miroirs. C'est la technique utilisée pour les frappes modernes en BE ; on peut renforcer cet effet en polissant le flan qui va être frappé. Ceci se faisait dans l'ancien temps en utilisant pour cela un brunissoir de bijoutier. C'est le mythique " flan bruni " de la première moitié du XIXe siècle.
Jusqu'à très récemment, personne ne se préoccupait de " fabriquer " des pièces à surfaces spéciales, elles se faisaient naturellement. C'est le goût des collectionneurs, privilégiant certaines apparences de pièces, qui a conduit les ateliers monétaires à créer des techniques imitant ces effets de champs miroir, de velours de frappe....
Ces surfaces spéciales se créent naturellement, comment ?
Reprenons notre coin tout neuf, parfaitement brillant et lisse sur toute sa surface et ses creux. Il commence d'être utilisé et de subir des chocs extrêmement violents chaque fois qu'un flan est frappé et une monnaie fabriquée. A chaque frappe, le coin subit une micro-déformation qui, répétée des centaines de fois, altère sa surface et y forme de microscopiques ondulations. Ces ondulations se reportent sur le flan et produisent des monnaies dont la surface est de moins en moins lisse et brillante et de plus en plus couverte de velours au fur et à mesure des frappes successives. Le processus passe par une progression lente qui fait intervenir un autre phénomène : le lustre.
Plus les champs de la monnaie se couvrent de velours, d'abord presque invisible puis de plus en plus épais jusqu'à donner un effet mat, plus la lumière qui se réfléchit dans les champs subit une déformation et devient diffuse. Il existe bien des lustres différents, le plus souvent en barre dans le plan du champ, parfois en croix, ce que les américains appellent le " Cartwheel luster ", le " lustre en roue de chariot ". Bien entendu, un lustre bien visible et lumineux est rare.
http://vso.cgb.fr/v10/surfaceorigine.html
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.