TRESOR MOSELLE

3 posts

This topic was posted in the Francuski forum.

bonjour à tous

et encore un trésor !!!

Un trésor de plus de 1000 monnaies gauloises découvert en Moselle      

 Les archéologues de l’Inrap viennent de mettre au jour un ensemble exceptionnel de 1 165 monnaies sur le site archéologique de la Tête d’Or. Découvert sur le domaine d’un aristocrate guerrier du peuple gaulois des Médiomatriques, ces pièces auraient pu servir à payer la solde des troupes.

 Si le site archéologique de la Tête d’or, près de Bassing était connu depuis 2008 et avait déjà livré de nombreux vestiges d’intérêt, les archéologues de l’Inrap ne s’attendaient pas à y faire une découverte de cette ampleur. Trouvé lors du diagnostic archéologique réalisé en vue de la construction de la ligne grande vitesse Est européenne, le site archéologique avait fait l’objet de fouilles poussées en 2010. Les archéologues avaient mis en évidence 3 périodes d’occupation sur le site : une importante ferme gauloise du Ier siècle avant notre ère, une villa gallo-romaine (Ier – IVe siècle avant notre ère) et un habitat mérovingien.

Contemporain des deux premières phases d’occupation, le trésor de Bassing se compose de 1111 monnaies d’argent, de 3 monnaies d’or et de 51 monnaies de bronze. Le contexte de la découverte indique que l’ensemble a dû être enfoui entre les années 40 et 20 du Ier siècle avant notre ère. Les monnaies auraient été frappées dans une période allant de 60 à 20 avant J.C., la majorité ayant été fabriquée juste après la guerre des Gaules. Les labours agricoles successifs réalisés sur le site depuis le Moyen Âge avaient manifestement dispersé l’ensemble. C’est donc par une lente et progressive collecte que les archéologues ont réuni les 1 165 pièces de monnaies.

La découverte est majeure d’un point de vue numismatique. À des fins de comparaison, Jean-Denis Lafitte, responsable scientifique de l’Inrap a rappelé que moins de 300 monnaies avaient été retrouvées sur le site d’Alise-Sainte-Reine, où des fouilles ont lieu depuis le XIXe siècle.

La particularité de cette découverte, c’est le très grand nombre de monnaies d’argent, une chose rare à cette période où les monnaies de bronze et les potins sont presque exclusivement utilisés pour les transactions quotidiennes. Ces monnaies sont des imitations gauloises de quinaires, une monnaie d’argent romaine d’un diamètre inférieur à 1,5 cm.

Ces deux kilos de monnaies d’argent regroupent des pièces émises dans plusieurs régions de la Gaule. 74% d’entre elles viennent du Centre-Est de la Gaule et ont été frappées par les Séquanes (région de Besançon), les Lingons (région de Langres), et les Eduens (région d’Autun). 14% d’entre elles viennent du Val-de-Loire, 7% sont attribuées aux Rèmes (région de Reims), et 3% aux Arvernes (région de Clermont-Ferrand). Enfin, quelques exemplaires semblent avoir été produits par les Ségusiaves (région de Lyon). Quant aux trois monnaies d’or, elles sont d’origine médiomatriques (région de Metz) et témoignent donc d’une production locale. Cette grande variété de provenances laisse supposer des échanges très actifs entre les différents peuples gaulois avant et après la conquête romaine.

La première phase d’occupation du site de Tête d’Or avait révélé une exploitation gauloise prospère située au cœur du territoire médiomatrique, et la découverte d’une centaine de fibules, d’une perle d’ambre de la baltique, ainsi que de nombreuses pièces d’armement gaulois et italiques avaient clairement identifié l’habitation comme étant celle d’un aristocrate guerrier. D’après les conclusions des fouilles, le domaine n’aurait pas souffert durant la guerre des Gaules. La deuxième phase d’occupation gallo-romaine arrive relativement tôt (-27 avant J.-C.) ce qui laisse supposer une acculturation romaine rapide du maître des lieux.

Grâce à ces indices, les archéologues de l’Inrap ont formulé une hypothèse, selon laquelle le chef guerrier médiomatrique propriétaire du domaine combattait avec ses hommes pour les Romains. On sait que César s’était appuyé sur une partie de l’élite gauloise pour renforcer son armée et sa domination sur la Gaule fraîchement conquise.

Il est également à noter que le tiers des monnaies du trésor de Bassing présentent des défauts de frappe. Ces fabrications frustres étaient généralement effectuées dans des contextes d’urgence. On sait que dans les années 40 à 30 avant notre ère – faute de véritables deniers romains en quantité suffisante – de telles monnaies étaient frappées afin de pouvoir rétribuer certains contingents militaires, dont les troupes auxiliaires gauloises enrôlées dans l’armée romaine. Le dépôt de Bassing représente l’équivalent d’un an et demi de solde pour un légionnaire au début de l’empire. L’importance de la somme et le cumul de ces indices laisse donc penser que le dépôt de Bassing pourrait être « la caisse du régiment » ; des fonds que le chef médiomatrique allié aux romains (après la conquête) employait pour régler la solde de ses troupes.

http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/107043/un-tresor-de-plus-de-1000-monnaies-gauloises-decouvert-en-moselle.php

A quand et où  le prochain ?
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
C'est le même que celui ci

https://fr.numista.com/forum/topic13126.html

donc info complémentaire...

 ;)
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
L'Inrap vient de présenter les résultats de fouilles réalisées en 2010 en amont de la construction de la seconde phase de la LGV Est. De nombreuses armes et un exceptionnel dépôt monétaire de 1.165 pièces ont été trouvés sur le site de Bassing, en Moselle.


Si le TGV Est Européen est entré dans sa phase active depuis 2007, une partie du trajet se fait encore sur l'ancien réseau SNCF, les TGV roulant alors à vitesse réduite aux alentours de 160 km/h sur cette portion. C'est pourquoi une seconde phase de travaux, prolongeant la nouvelle ligne de Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin), a débuté à l'été 2010.
C'est dans ce cadre que des opérations de sauvegarde archéologique préalables ont été lancées depuis 2008 sur l'ensemble du tracé. Les résultats de l'une d'entre elles, sur le site de Bassing en Moselle, viennent d'être présentés par l'Inrap. « Occupé pendant mille ans, de 200 avant notre ère à 800 de notre ère, ce site a révélé un établissement aristocratique gaulois, une villa gallo-romaine et plusieurs bâtiments médiévaux, soulignent les responsables de l'Inrap. De nombreuses armes et un exceptionnel dépôt monétaire de 1165 pièces gauloises témoignent à eux seuls de la puissance des élites de Bassing. »

Certaines monnaies émises à Reims

C'est en effet un véritable petit trésor qui a été mis au jour. Dispersé sur le site par les labours successifs, il a été reconstitué par les archéologues au fur et à mesure de la fouille. Il se compose de 1111 monnaies d'argent, 3 monnaies d'or (très rares) et 51 monnaies de bronze. Il a été enfoui entre les années 40 et 20 avant notre ère. « Toutes ces monnaies ont été émises au cours du Ier siècle avant notre ère, la majorité juste après la guerre des Gaules, précisent les spécialistes de l'Inrap. Une des particularités de ce trésor est d'être constitué de monnaies d'argent. En effet, à cette période, les monnaies en bronze et les potins, occupent une place centrale dans les échanges quotidiens. L'argent est réservé au paiement des cadres liés au pouvoir. Les deux kilos d'argent regroupent différents types de monnaies émises dans plusieurs régions de la Gaule. 74 % du lot sont issus du Centre-Est de la Gaule et appartiennent aux Séquanes de Besançon, aux Lingons de Langres, aux Éduens de Bibracte ou d'Autun. 14 % sont originaires des peuples du Val de Loire, 7 % proviennent des Rèmes de Reims et 3 % des Arvernes de Clermont-Ferrand. Enfin, quelques rares exemplaires appartiennent aux Ségusiaves, peuple localisé près de Lyon. »
A noter que le trésor de Bassing contient un tiers d'imitations présentant des défauts de frappe. Certaines représentations de guerriers gaulois ou gréco-romains, de la Rome casquée, ont un style fruste. Ces imitations sont généralement effectuées dans des contextes d'urgence. Entre les années 40 à 30 avant notre ère, faute de deniers romains en quantité nécessaire, de telles copies sont ainsi frappées pour notamment rémunérer les contingents militaires dont les troupes auxiliaires gauloises enrôlées dans l'armée romaine.
Le dépôt de Bassing équivaut, au début de l'Empire, à un an et demi de solde d'un légionnaire. Cette importante somme d'argent pourrait correspondre aux fonds d'un chef local destinés à régler la solde de sa troupe. Cadres militaires, chefs locaux, auxiliaires des conquêtes romaines…
tout semble montrer que les notables de Bassing ont joui, avant mais aussi après la conquête, d'un statut social élevé.

http://www.lunion.presse.fr/article/region/un-tresor-exceptionnel-sous-le-chantier-du-tgv
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.

» Forum policy

Used time zone is UTC+2:00.
Current time is 21:48.