Il suffit de regarder ces 2 fiches pour comprendre le problème :
1 franc Francisque (Aluminium-magnésium, lourde (1,6g)) - France – Numista
La version lourde de 1943 est possédée par plus de 1 collectionneur sur 3. Pour un indice de rareté à 4, cela représente peut-être des 10aines de milliers de personnes.
1 franc Francisque (Aluminium-magnésium, légère (1,3g)) - France – Numista
La 1F 1942 légère est presque autant enregistrée en collection que la 1944B ou 1944C. 1 collectionneur sur 5 possédant ce type léger aurait le millésime 1942… Cela ne correspond peut-être même pas au nombre de monnaies frappées !
L'essai 1942 légère est détenu par plus de 1% des personnes ayant enregistré ce type. Avec un indice de rareté de 3, cela doit représenter quelques centaines de personnes. La 1944 petit c atteint les 6% : cela doit se compter en milliers de détenteurs.
Et les cotes sont en accord avec ces incohérences : la 1F 1942 légère en SUP n'est jamais passée chez CGB, elle est évaluée à 1€30 sur la fiche. L'essai du même type est à 0.53€ en TTB.
La 1F 1943B est évaluée à 9,60€ quel que soit l'état entre le B et le SUP (la plus faible vente en TTB chez CGB s'est finie à 27€).
Ces observations doivent certainement s'appliquer pour toutes les monnaies qui ont des particularités rares.
Il y a des tas de gens qui utilisent Numista comme ils l'entendent, avec leurs connaissances, avec leur vision de la collection, avec leurs certitudes ou leur désintérêt pour certains monnayages.
Il est illusoire de croire que peut fonctionner une sorte d'autorégulation qui conduirait à correctement enregistrer les informations sur les fiches pour les identifications (variétés liées au métal, à l'atelier, au poids, aux détails de gravure…), l'évaluation des états de conservation.
Quand on voit le nombre de personnes qui pensent que la chinoiserie qu'ils présentent sur le forum est une merveille authentique (et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg), il n'y a plus de surprise !