à force de chercher des monnaies, de vouloir complèter ma collection de quelques trouvailles, de trop y penser, j'ai une sorte de saturation, comme une overdose, à la fin je commence à vouloir tout arrêter
ça vous a déjà fait ça aussi ?
puis à tout remettre en question, à quoi ça sert, il y a aura toujours des petites affaires à faire, des petits lots, je pense que je pourrais être beaucoup plus tranquille sans collection (la mienne étant très modeste) . disons que ça rajoute en charge mentale, parfois j'ai envie de ne plus y penser. après tout, pendant que je fais ça, je fais rien d'autre.
ça fait un peu 'post' au raz des pâquerettes mais bon
ça vous a déjà fait ça aussi ?
C'est le genre de question où la réponse est sans fin. D'abord il y a une frontière que tout le monde ne franchit pas. C'est savoir pourquoi on collectionne? Ce qui entraine la suivante, quel est l'intérêt de posséder une pièce de collection? (Ou des milliers...)
Si en numismatique on ne voit que le vénal, la valeur financière des pièces pour toutes les raisons, on ira pas loin pour la plupart par les moyens d'y parvenir et la quasi impossibilité de les trouver pour compléter une collection. Et après? Même si on les a un jour, le plaisir d'y parvenir pour les très rares fortunés pour en vaut-il le prix de l'effort et de la chandelle? C'est comme les oeuvres d'art, la finalité de posséder des tableaux de grands maîtres serait d'en avoir un de chacun, ce qui est impossible. Pas besoin de posséder pour les admirer. De même pour des voitures de collection réelles, pas besoin de posséder pour satisfaire à son intérêt. Etc.
Si le même intérêt est satisfait dans la culture, l'art, la variété, les époques, etc, on a pas besoin de posséder non plus pour bâtir une collection car la multitude vous en empêchera pour trouver une finalité sans beaucoup d'argent dans un tel entassement. Le thème et la réduction s'impose donc mais on est bien obligé de prendre de la distance avec cette frustration de ce qu'on aimerait faire et qu'on ne peut pas avec une collection numismatique.
Il en reste qu'une collection de photos des objets qu'on aime serait suffisante à défaut de pouvoir les palper (Dans un coffre de banque, c'est pas mieux) et que le sens "du toucher" n'apporte rien à celui "du voir" qui le remplace...
Le principe de ne "Ni rien commencer", "Ni rien abandonner" donne du temps et de la réflexion pour savoir ce que l'on veut faire. Pour ma part et permettez moi l'humour "coquin" pour bien rire ;
Je n'irai pas casser la vitrine du bijoutier pour un bijou que je n'ai pas, ni avancer une main audacieuse sur le postérieur d'une jolie femme, pour satisfaire à ce travers humain pervers qu'est le besoin de "posséder et de palper l'objet"
A la question que tu poses la réponse est oui cela m'arrive aussi, pour toutes les raisons exposées précédemment et tout simplement parce qu'il est dans la nature humaine de se questionner devant les difficultés rencontrées mais aussi de se lasser de ce que l'on fait que ce soit en terme de loisir/ passion ou sur les plans personnel et/ou professionnel. Il y a sans doute plein d'éléments qui entrent en jeu dans tout ça.
C'est ainsi, quelque chose comme un petit coup de blues qui peut passer rapidement ou pas.
Alors le conseil de ne pas se précipiter me semble judicieux mais ce n'est que mon avis rien de plus.
Amicalement.
A 3F6S: J'ai bien aimé ton argumentaire.
Salut fran17 🙂,
Je connais très bien ce sentiment et j'en ai parlé sur le forum à l'époque, aujourd'hui je me sens guéri de la collectoïde aiguë numismatique 😁, Dieu merci. J'ai juste conservé l'essentiel de l'essentiel, c'est-à-dire une boîte des pièces qui me parlent pour leur histoire, le reste a été vendu.
Voici :
"Je pense que l'équilibre se trouve dans le juste milieu. C'est presque un pléonasme. :P En effet, on peut s'être investi pendant des années en numismatique, jouissant d'une magnifique collection sans pour autant devoir se résoudre à léguer ses pièces ou les revendre quand le désir se fait de moins en moins fort. On peut se mettre sur la touche en faisant une pause ou tout simplement passer à autre chose en gardant sous le coude ses classeurs pour de temps en temps les ressortir pour le plaisir des yeux mais pas seulement. Pour le plaisir de l'investissement accompli aussi parce qu'il faut savoir faire un bilan et ne pas se laisser enfermer par une passion qui est devenue au fil du temps envahissante au point d'en être esclave. Souvent les proches n'osent pas nous le dire ou alors à demi-mot. Alors quand notre appétit pour les monnaies diminue, quand l'énergie déployée depuis toutes ces années s'essouffle en nous, c'est peut-être oui le moment de faire un bilan et de regarder vers d'autres horizons."
"En effet relief, oui je suis blasé parce que je me force à l'être parce que je ne supporte pas de me voir dépendant d'une chose, en l'occurrence de ma collection. Un peu comme un amoureux qui n'aime pas sa dépendance à l'être qu'il aime car il ne se sent plus libre de ses mouvements. Comment je l'illustre concrètement dans mon cas, bein je sacrifie des sorties en famille notamment au resto à cause d'achats de monnaies et ça m'affecte. C'est un exemple qui vous parlera. De même que je m'isole dans ce loisir qui n'intéresse que moi et j'apparais au autre comme enfermé dans une bulle à passer des heures à fouiner internet, de Numista à Ebay, de sites d'informations en sites marchands. Les monnaies n'ont jamais été une fin en soi pour moi mais une source de culture générale et de divertissement mais cela prend des proportions envahissantes dans mon temps et mon budget. Donc je réagis avant que cela devienne une passion sachant qu'une habitude est moins tenace qu'une passion. Et qu'une passion peut vite devenir une idole pour laquelle on sacrifie des choses qu'on aime. Je ne sais pas si certains couples ont rompus à cause de la numismatique, ça m'étonnerait mais peut-être qu'ils ont perdu en vitalité. Raison pour laquelle j'ai mis ces 2 citations en signature ci-dessous de Francis Lalanne, surtout à titre de rappel personnel afin que je ne franchisse pas la ligne rouge que j'ai tracé dans mes principes. Il y a beaucoup de membres qui viennent et qui s'en vont, dont on n'a plus de nouvelles. Que sont devenus leurs collections ? Ont-ils arrêté ? À cause d'une autre occupation, de la maladie qui extirpe les passions ? D'ailleurs on voit revenir certains de temps en temps et redisparaître aussitôt. On dit qu'il faut parfois laisser de côté sa collection un temps pour prévenir la lassitude mais pour ma part, je veux que la raison l'emporte sur la passion. J'ai fait le tour du sujet sans devenir un spécialiste non plus mais au moment où je me vois basculer dans l'amour de pièces qui n'ont de valeur que celles qu'on veux leur donner, je préfère dire "stop", attention ligne rouge ! L'amour rend aveugle. Je me souviens avoir lu quelque part d'un passionné de cinéma, quelque chose comme : "naître, regarder des films et mourir", ça m'a saisi, waouh ! Bah que chacun remplace ce qui est en gras par sa propre passion, mais moi je ne veux pas écrire "collectionner des monnaies". Déjà parce que je crois que le verbe "mourir" n'est pas la dernière action de notre existence, donc je fais attention à ce que je vais écrire entre les 2 premiers verbes de cette citation... ;)."
" Oui j'en conviens. Et d'autant plus si c'était dans un cadre professionnel. Je suis étonné de la nature humaine à répertorier, classifier, dénombrer toutes sortes d'espèces et d'objets avec l'espoir d'atteindre l'exhaustivité, mais force est de constater que plus on recherche, plus on découvre et on en finit jamais, de sorte que ça serait une loi de la nature qu'il est impossible de tout connaître. En effet, plus j'avançais dans mes recherches et mes acquisitions, plus des pans entiers de la numismatique m'apparaissaient à travers des pièces (thalers, romaines, union latine, etc) dont je pouvais commencer la série. De nouveaux thèmes reliés les uns aux autres par des connections de graveurs, de symboles et de références communes, comme les jetons de nécessité, dernier thème que j'ai rencontré et voulu investir. Je ne sais pas si toute une vie suffit pour finir une collection. Raison pour laquelle beaucoup recentre leur collection pour se consacrer comme toi tichat40 à 2 ou 3 thèmes. En m'occupant de ma collection, j'avais toujours ce sentiment, cette idée que j'allais un jour ou l'autre devoir m'en séparer. Alors pourquoi donner à mes monnaies autant d'importance ? Me disant à moi-même qu'il y avait une utilité à apprendre l'Histoire à partir de monnaies, j'ai investi ce domaine 4 années de lectures en acquisitions, de discussions en réflexions. Je réalisais petit à petit comment la numismatique était un loisir solitaire et qu'il fallait partager son plaisir avec d'autres numismates et me voilà sur Numista :`... Et puis s'en est suivi ce que j'ai décrit plus haut et récemment de voir un PatGav se séparer de toute sa collection, waouh... :o Alors on explique la situation de ceux qui arrêtent par un "c'est la maladie, la vieillesse, ... " mais je me vois vieillir, conscient à présent d'être malade à collectionner et je ne puis attendre que la maladie ou la mort me sépare inéluctablement de ma collection. Non je ne broie pas du noir, au contraire, je me sens libre de ne plus devoir convoiter une pièce que je n'ai pas, plus léger à ne rien chercher car sans manque, sans frustration, sans le désir permanent et insatiable de devoir acquérir de nouvelles monnaies en vue de compléter série sur série, thème après thème quand ce n'est pas plusieurs à la fois. Trouver de nouvelles rondelles était devenu une obsession quotidienne. Heureusement que j'ai été épargné d'une multi-collection. Désolé de vous dire tout ça, je sais que vous aimez cette discipline et que vous avez toutes les bonnes raisons, selon vous, de continuer, je ne tente pas de vous convaincre mais partage ma thérapie comme je partageais mon engouement. J'ai tiré les traits mais c'est ça, l'amour rend aveugle et beaucoup ne se voit pas malade. Mais il faut quand même un certain stade d'investissement en temps et en argent pour diagnostiquer une dépendance ou une obsession, faut pas généraliser non plus. Certains me comprendront et se reconnaîtront dans mon parcours et d'autres non, la plupart, ou ne supporteront carrément pas mes arguments. En résumé de cette longue intervention hors sujet sur ce post... z|... devant des centaines de pièces toutes encapsulées comme des objets précieux à protéger, j'ai fait le bilan et j'ai tranché, j'arrête !"
"Bein 10 ans ou même 5 ans en numismatique c'est pas rien sur une vie de 70 ans en moyenne. L'addiction qu'elle soit petite ou grande, consciente ou inconsciente n'est pas une vertu et s'en défaire est louable. La numismatique n'est pas indispensable en soi et quelqu'un qui s'y investit un certain temps puis arrête pour x raisons, c'est pas un drame, c'est même salutaire pour lui parce qu'il y a tant d'autres choses à faire et des économies d'argent et de temps ne peuvent qu'être profitable si c'est son choix. Pourquoi vouloir absolument augmenter sans cesse la quantité de ses monnaies et de connaissances en la matière ? On n'est pas obligé de se débarrasser tout de suite de ses pièces, sans forcément imaginer qu'on puisse reprendre un jour sa collection mais d'attendre une opportunité qu'elle soit utile à qqn plutôt que nuisible à soi-même si on avait continuer. C'est sûr que sur un forum numismatique, on s'attend à tout sauf à faire une thérapie de groupe pour s'arrêter de collectionner... :D."
Il me semble que personne ne devrait "ne pas supporter tes arguments", et à fortiori s'en offusquer.
Deux neurones qui fonctionnent encore suffiront pour comprendre ton cheminement et ta décision.
Quand à ton post il a tout à fait sa place sur ce forum, car la collection c'est d'abord un parcours de vie et le salon est aussi fait pour que chacun puisse partager le sien.
quoi que tu puisses décider, je te souhaites le meilleur pour l'avenir car ça ce sera toujours plus important que l'intérêt ou la passion qui nous animent.
Amicalement, François
Me décevoir moi 🤔 ?
Ben non pas du tout, je ne demande à personne de s'arrêter 😅, surtout toi le Prince de Numista 😉.
Je réponds à fran17 et puis ça fait plus d'un an que j'ai cessé, mes messages entre guillemets plus haut datent de cette période, me suis cité pour m'épargner de me répéter 😁.
Cela ne m'empêche pas de venir de temps à autre faire un petit tour par ici, j'ai toujours des pieçouilles qui transitent entre mes mains businessement parlant. 😎
Quote: "Canaan"Me décevoir moi 🤔 ?
Ben non pas du tout, je ne demande à personne de s'arrêter 😅, surtout toi le Prince de Numista 😉.
Je réponds à fran17 et puis ça fait plus d'un an que j'ai cessé, mes messages entre guillemets plus haut datent de cette période, me suis cité pour m'épargner de me répéter 😁.
Cela ne m'empêche pas de venir de temps à autre faire un petit tour par ici, j'ai toujours des pieçouilles qui transitent entre mes mains businessement parlant. 😎
Merci Canaan ! merci d'être intervenu pour mon post, d'avoir pris le temps,
En ce moment, j'en suis exactement là,
j'ai beaucoup aimé ces passages:
je me sens libre de ne plus devoir convoiter une pièce que je n'ai pas, plus léger à ne rien chercher car sans manque, sans frustration, sans le désir permanent et insatiable de devoir acquérir de nouvelles monnaies en vue de compléter série sur série, thème après thème quand ce n'est pas plusieurs à la fois. Trouver de nouvelles rondelles était devenu une obsession quotidienne.
c'est même salutaire pour lui parce qu'il y a tant d'autres choses à faire et des économies d'argent et de temps ne peuvent qu'être profitable si c'est son choix.
(d'ailleurs, on peut même aller plus loin, remplacer le thème de la collection [ici, de pièces], par tout le reste : on est pas obligé de devoir posséder ou de consommer, pour se sentir exister)
Pour ma collection, les pièces que j'ai , si je les garde, c'est parce qu'elles me rappellent quelque chose
exemple une certaine 1f 1904 en tb me fait plaisir à regarder car elle me rappelle une situation
je ne garde que les pièces importantes pour moi et que j'aurai plaisir à regarder plus tard
j'avais lu un 'post' sur le forum, du problème posé par les collectionneurs qui ont de trop belles et importantes collections : pour être tranquilles, ils devaient louer un coffre en banque, mais devaient décider longtemps à l'avance, par rdv, de pouvoir aller regarder leurs pièces. on ne sait pas dans quel état d'esprit on sera, pile ce jour là, si on aura la tête à ça. (en tout cas , ce serait mon cas) .
que ce soit pour les pièces ou pour tout le reste, c'est libérateur de se séparer du superflu, de tout ce qui est en trop, et de se concentrer uniquement sur l'essentiel et qui apporte : du plaisir, de la liberté,
ceci pour diminuer le poids sur les épaules, la charge mentale. car pendant ce temps là, la vie file . il y a nécessité de mieux gérer son temps et énergie, je préfère ne pas me faire envahir par les recherches de pièces tout les jours.
c'est vrai, j'avais déjà lu tes signatures, inspirantes
Voila l'occasion de donner une citation qui résume beaucoup sur ce sujet en une phrase.
Celle de Maurice Rheims, écrivain et commissaire priseur, grand collectionneur d'objets d'arts dont ceux ci et son érudition faisaient école dans les milieux culturels, comme extraordinaires. Les plus hautes autorités des arts et de culture venaient prendre conseil sur ses collections auprès de Maurice Rheims qui était devenu académicien à l'Académie Française ce qui marque quand même le rang des grands esprits.
Un jour, après une vie d'accumulation d'objets d'art de grande valeur et uniques admirés des connaisseurs, il se décida à se séparer de tout à la grande surprise de ses admirateurs. Lorsqu'on lui demanda incrédule la raison de ce brusque renoncement volte-face, il répondit :
"Non! Ce n'est ni l'âge ni la lassitude, c'est la volupté du dépouillement !"
Réponse en forme de boutade apparente diront certains. Mais qui fait réfléchir quand même quand au sens des mots bien choisis que leur brièveté résume sous forme de "caprice malicieux", l'aboutissement au terme d'une vie, celui d'une grande philosophie.
Rien n'est définitif et éternel dans cette vie...
Je me félicite de la haute tenue de cette discussion sur Numista jusqu'à présent. Ce qui nous change un peu des tripatouilles et agressions négatives de chiffonniers trop souvent...
j'ai un peu relu tes derniers messages, oui, c'est bien toi qui m'avais déjà répondu à un post, à peu près sur le même thême, ça avait été une discussion très intéressante
il y a quelque chose de bizarre :
c'est incroyable car ça fait 1 an, jour pour jour => est ce que ça vient de moi ?? est ce que j'ai les mêmes idées, au même moment de l'année ?
on avait embrayé sur le thème de l'adaptation hédonique
"À la fin des années 1990, Michael Eysenck, un psychologue britannique, a modifié le concept pour en faire l’actuelle « théorie de l'adaptation hédonique » qui compare la poursuite du bonheur à celle d'un individu dans une roue de hamster (ou sur un tapis roulant), qui doit sans cesse continuer à marcher pour maintenir son niveau de bonheur. Le concept remonte à des siècles et se trouve déjà chez un auteur comme Saint Augustin, cité dans L'Anatomie de la mélancolie (The Anatomy of Melancholy) de Robert Burton en 1621 : « Le désir n'a pas de repos, il est infini en soi, sans fin, et certains l’on décrit comme une crémaillère perpétuelle ou un moulin à chevaux. »"
et je te cite, car c'est très intéressant, en 1 an qui vient de passer, j'ai aussi revendu tout le superflu que j'avais gardé (monnaies et autres affaires)
En fait, d'une part bien qu'ayant personnellement revendu le superflu de ma collection, 90% de moderne, j'aime toujours les monnaies pour les mêmes raisons qu'avant, à savoir le témoignage historique qu'elles représentent, j'ai gardé une boîte sur le thème qui me plaît le plus.
D'autre part, j'avais déjà et depuis le début ce rapport dépassionné à la numismatique ou plutôt je faisais attention de ne pas me passionner pour mes monnaies pour justement «collectionner avec raison». Quand j'ai ressenti que ma collection pesait sur mon esprit en ayant une obsession de trouver toujours de nouvelles rondelles tout de suite après en avoir rentrées. J'ai donc traité la maladie avant qu'elle ne s'enracine et j'ai revendu. Depuis je me sens léger et j'ai autant de plaisir à consulter un livre de monnaies, mon Gadoury par exemple, sans ressentir comme avant le besoin de posséder ce sur je vois.
Je sais que des collectionneurs sont tout à fait dans la modération, gèrent leur passion avec raison sans le côté obsessionnel de vouloir posséder pour posséder et peuvent avoir des relations humaines avec les membres du forum en appréciant l'autre pour sa bonne humeur, sa gentillesse, sa politesse, sans que cela soit systématiquement un rapport de numismate à numismate.
---------
et après pour 3 francs six sous
merci pour ta réponse, très content de la lire
on aborde bien le thême du minimalisme, j'en suis bien content, c'est un thême que j'aime beaucoup
par rapport aux monnaies, et à la collection, je suis très content de ce que j'ai, car ce que j'ai , j'ai décidé de le garder , c'est ce qui me fait le plus plaisir, que j'aime regarder et qui m'inspire des choses positives.
“La richesse de chacun se mesure à l'aune de ce qu'il sait laisser de côté.”
Henry David Thoreau
c'est ce proverbe que je recherchais absolument :
“Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher.”
Antoine de Saint-Exupéry
“Il faut se contenter de peu pour parvenir à davantage.”
Cardinal de Richelieu
..
pour aller plus loin, et c'est ce que ce précédent proverbe m'inspire, il y a le thême du : avoir et être
Question de la « simplification de nos exigences » : J’ai connu il a déjà quelques années un Tchèque, chercheur en histoire et passionné de la numismatique antique, qui a complètement délaissé sa collection matérielle pour ne collectionner que les photographies numériques des pièces. Ayant vécu la numismatique à l’ancienne, il a été ébloui par la profusion des photos haute-résolution sur Internet. Il m’a confié que cette forme de collection est pratiquée déjà par un certain nombre d’initiés et que les photos des pièces rarissimes, disparues des sites de ventes ou accessibles désormais seulement en basse résolution, parfois sur les plateformes payantes, etc., s’échangent secrètement entres ces collectionneurs, comme les pièces réelles. Il prête aussi les photos de sa collection aux chercheurs qui étudient les monnaies anciennes.
Cette alternative (vision futuriste ?) balaye pas mal de problèmes liés au coût, à la conservation, à la sécurité et à la valeur fluctuante de la collection réelle, tout en permettant de s’instruire et même de mener des recherches sur les monnaies.
C'est une façon intéressante de pratiquer la collection, mais peut être qu'un jour ce sont les photos qui seront hors de prix?
Quand au coté addictif il pourra être présent.
Et pour finir il faut se rappeler que le matérialisme ne se limite pas à l'accumulation de choses matérielles, il réside aussi dans l'attachement à des concepts, des opinions etc..
Quels que soient nos activités et les problèmes de la vie notre nature humaine avec tout ce que cela implique sera toujours la et il faudra faire avec. Vaste débat.
Excellent 👍 merci.
C'est l'époque de la dématérialisation et les avantages que cela procure.
Une photo HD est facilement accessible a contrario d'une monnaie rangée dans un médaillier ou un classeur, lui-même rangée dans une armoire.
C'est aussi plus visible dans les détails et la qualité même de la monnaie, dont on aurait la meilleure qualité en photo évidemment 😌.
En plus, certains numismates rappellent souvent que ce n'est pas bon de prendre une monnaie entre les doigts, donc s'il faut en plus se priver du contact avec nos pièces, galérer pour les retrouver au milieu de centaines d'autres quand elles ne sont pas enfermées dans un coffre à la banque, alors des photos c'est 1000 fois plus pratique lorsqu'on aime les monnaies pour ce qu'elles sont et non par névrose obsessionnelle d'en posséder toujours plus avec le seul plaisir inavoué de désirer et d'acquérir, désirer et acquérir comme un cycle permanent, car le désir s'arrête avec l'acquisition et se régénère aussitôt.
Quelle longue phrase 😅.
permettez moi de faire de la philo à deux balles : "De quoi parlons nous sinon de nous mêmes",
mais attention, cela ne veut pas dire que nous devrions nous taire.
En échangeant nos idées nous apprenons des autres et participons à ce que les autres apprennent aussi.
En rencontrant des opinions ou expériences différentes ou contraires nous avançons dans la compréhension de notre propre complexité et de la relativité des phénomènes qui servent de supports à nos échanges.
Il y a donc toujours quelque chose d'utile dans un débat.
Enfin ce n'est que mon avis.
Souvent il m'est arrivé d'acheter une monnaie ou un jeton non pas pour l'objet matériel en lui même mais beaucoup plus pour le plaisir de faire des recherches à son sujet
Passer du temps, voire des heures à chercher des infos puis enfin trouver est un bonheur qui n'a pas de prix (si les 1 ou 2 euro de la monnaie payée, dérisoire ...)
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Oui pour beaucoup d'entre nous apprendre par notre travail de recherche et grâce a celui de ceux qui nous ont précédés dans la démarche est un véritable plaisir qui ne peut être caricaturé en vulgaire matérialisme.
L'attrait de la collection est donc plus complexe qu'il pourrait paraître car il y a une grande part de nous mêmes avec nos qualités , nos défauts, et parfois même nos contradictions.
Je ne lance pas de débat de type politique mais pour rester dans le thème de la complexité humaine j'ai bien aimé un jour entendre Olivier Besancenot déclarer son amour du PSG .
répondant au journaliste qui lui disait que cela entrait en contradiction avec ses convictions politiques, il a admis dans un large sourire que cela était vrai mais que nous avions tous nos paradoxes.
Encore une fois j'en ai conclu que Janus vivrait aussi longtemps qu'il y aurait des êtres humains.
Le matérialisme se restreint déjà aux pays riches, des milliards de personnes n'ont pas le confort matériel dont on peut jouir en Occident.
Un train de vie classique chez nous suffit déjà a être qualifié de matérialiste car il fonde son bonheur sur la recherche du confort matériel justement.
La collection en général est une extension du matérialisme dans notre quotidien, ou plus précisément un consumérisme exacerbé, voire pathologique.
La numismatique peut être en façade un intérêt pour l'Histoire mais d'après mes observations, ce n'est souvent qu'une prétention qui cache une véritable addiction. Celle-ci se traduit par des achats compulsifs plus que par des recherches réels dans des livres, quelques lignes dans Wikipedia suffisent pour dire qu'on s'intéresse à l'Histoire de monnaies qu'on vient d'acquérir.
Un collectionneur conscient de son addiction a publié cette "pyramide du numismate", qui décrit l'escalade des états/besoins du collectionneur :
« Au bas de la pyramide, c'est le besoin de chercher. Vient ensuite le besoin de trouver. Si on ne trouve pas, on continue de chercher. Quand on trouve, on est heureux mais cela vient renforcer notre désir de chercher ET de trouver à nouveau. Comme on trouve rarement ce qu'on cherche, on fini par avoir des trouvailles sans pour autant avoir trouver ce qu'on cherche. C'est alors qu'entre en jeu le besoin d'échanger. J'échange ce que j'ai trouvé contre la trouvaille d'un autre numismate. Un bon échange ne vient alors que valider le besoin de chercher et de trouver. À force de chercher, trouver et échanger, le numismate va combler le besoin de compléter une collection; C'est à la fois le parachèvement du désir de la collection et le début de l'angoisse du "post-partum numismatique". Bâtir une collection, c'est un peu comme une gestation et le fait de compléter une collection, ça se compare un peu à un accouchement. C'est le moment où un numismate peut tout arrêter et/ou vendre sa collection, entrer dans un moment de dépression ou éprouver une certaine bipolarité sentimentale à l'égard de sa collection. Une fois le post-partum passé et si la collection est encore en sa possession, le numismate va alors arriver au besoin d'améliorer sa collection. C'est l'atteinte de ce besoin d'amélioration qui va permettre au numismate de donner pour donner*, en étant conscient de ce qu'il possède et heureux de pouvoir aider son prochain(*donner, ça peut être interprété aussi comme donner à valeur faciale...) »