Le seul sujet le plus important

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... pour changer un peu de l'indigent audiovisuel qui "imbécilise" le spectateur aux grandes écoutes d'un lavage de cerveau de publicités cupides incessantes, de jeux idiots, de filmailleries étrangères au rabais d'histoirettes sans intérêt, d'actualité en boucle qui n'a plus qu'un sujet depuis 1 an avec le covid et des redifusions déja vues 100 fois sur quelques chaînes thématiques, le tout matraqué des éternels toujours mêmes films casse pieds rabâchés 1000 fois en périodes de vacances du genre La Grande Vadrouille et Les 10 Commandements sans oublier les flicailleries de crimes et armes sanguinaires d'enquêtes bidons irréalistes inspirées des vraies ou romancées n'ayant rien à voir avec la réalité que vit la police... les concerts de brailleurs et le foot sans public qui n'en est plus. On pourrait zapper cet univers des bêtises télévisées pour quidams béas, pour faire mieux ailleurs.

Le sujet qui surpasse tous les autres contenant l'intelligence, le spectacle grandiose de simulations techniques, la découverte, la réflexion, philosophie, science utile, et tout ce qui nous dépasse qu'est le Cosmos avec sa part de spirituel puisqu'il n'y a pas d'autre mot pour le dire quand on arrive au bout de la connaissance scientifique actuelle.
J'ai l'occasion de suggérer de connecter YouTube sur Internet et de sélectionner Hubert Reeves l'astrophysicien et ses conférences et documentaires d'effets spéciaux magnifiques, qui a le talent de savoir vulgariser les sujets en termes simples sans emmerder les gens avec des formules mathématiques obscures que le péquin non formé ne peut pas comprendre et d'éveiller son intérêt sur la raison de tout ce qui vit et existe. Il n'y a pas de sujet plus élevé !

Faire bouger un peu nos pauvres petits neurones au moins pour prendre conscience de notre existence et ce qui nous entoure sans savoir à quoi cela sert mais au moins voir plus loin que le bout de son nez de notre misérable quotidien. Les humains ne savent toujours pas tous, depuis 7 millions d'années de leur début primitif de primates à quatre pattes qu'ils vivent sur une petite planète de rien du tout nommée Terre dans un petit système solaire allant du Soleil à Pluton. Lequel n'est qu'un seul système solaire sur 100 milliards de Soleils composés eux mêmes de 0 à plusieurs planètes plus petites et plus grandes qui ont elles mêmes des satellites parfois plus grands que la Terre et que ce tout n'est qu'une galaxie, la notre, nommée Voie Lactée !
Qu'il existe encore 100 milliards de Galaxies plus petites et plus grandes que la Voie Lactée comprenant tout autant de milliards de "soleils" et de milliards de milliards de planètes qui tournent autour de chacun qu'on ne voit même pas tant la puissance de leur soleil est insuffisante pour les éclairer et tant elles sont éloignées. Que leur distance de nous ne se compte plus en "kilomètres" et en "années terrestre" mais en "années lumières" sachant qu'une année lumière représente 300 000 kilomètres par seconde !!! On estime mais ce n'est plus qu'une estimation, évidemment, que les galaxies les plus éloignées se chiffreraient en années lumières à 1 chiffre "1" suivi de quarante zéros !!! Restons optimistes se disant que la galaxie la plus proche de nous, (la Voie Lactée), est Andromède qui n'est qu'à 2 milliards d'années lumière...

Comment peut-on vivre en ignorant presque tout sur le Cosmos qui pour celui qui nous est visible est né, suppose-ton, hypothèse la plus probable selon calculs, il y a 13,7 milliards d'années ? Mais qu'aux limites extrêmes du Cosmos invisible on pourrait découvrir un jour que le Big Bang puisse avoir 30 ou 40 milliards d'années lumière ? Qu'à l'origine à la première fraction de seconde du Big Bang il n'existait qu'une masse confuse de gaz, de "matière impacts" (En gros ; les minéraux) et surtout de la "matière noire" qui est la 3e composante qui ont formé les astres qui représente 90% de la masse cosmique et dont on ignore tout. On ne sait pas ce qu'est la matière noire ! L'accélérateur Suisse de particules n'a réussi à isoler qu'une seule particule de matière noire qui nous est inconnue. Et encore on en est pas sûr, on ne sait pas l'analyser...
S'il fallait parler des "trous noirs", des morts d'astres, des nébuleuses, des quasars (Qui émettent des ondes radio), du silence dans l'espace sans atmosphère alors que notre Soleil fait un vacarme infernal par ses éruptions mais qu'on entend pas... On pourrait y passer la vie mieux que les conneries de télévision.

Ce qui me plait c'est de voir comment Hubert Reeves ne répond pas, diplomatiquement, bien entendu, aux questions sur un Dieux créateur que l'humain s'invente par besoin d'explication comme il l'a toujours fait depuis l'antiquité quand il avait des dizaines de Dieux et Déesses païens pour en venir ensuite aux 3 monothéistes qui ne l'avance pas d'avantage. "Il faut des preuves pour la science sur une affirmation. La croyance n'en apporte pas" .
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C’est comme le jeu des sept erreurs. On se connait depuis longtemps maintenant et j’espère que tu ne m’en voudras pas de préciser certains points :

- Les humains ne savent toujours pas tous, depuis 7 millions d'années de leur début primitif de primates à quatre pattes
Selon wiki : L'ordre des Primates constituerait l'une des plus anciennes lignées de mammifères placentaires, dont l'apparition daterait de 80 à 65 millions d'années et les plus vieux fossiles du genre Homo remontent à 2,8 millions d'années, avec Homo habilis. De nouvelles datations situent les plus anciens Homo sapiens il y a environ 300.000 ans.

- Le système solaire allant du Soleil à Pluton.
L’orbite elliptique de Pluton culmine à 39 UA . On considère généralement que le système solaire se termine par le nuage d'Oort, on obtient à la louche 100 unités astronomique, mais si on considère que, le système solaire se termine par un point où le soleil à une interaction gravitationnelle nulle avec les corps au delà de cette limite alors la taille du système solaire est infinie.

- 100 milliards de Galaxies plus petites et plus grandes que la Voie Lactée comprenant tout autant de milliards de "soleils" et de milliards de milliards de planètes
Il y a quelques années, on estimait le nombre de galaxies dans notre Univers entre 100 et 200 milliards, mais il s’avère maintenant qu'elles seraient au moins 10 fois plus nombreuses ! On estime entre 200 et 400 milliards le nombre d'étoiles dans notre galaxie et à 100 milliards le nombre de planètes, c'est à dire en moyenne moins d'une planète par étoile car si dans notre propre système solaire on a un peu moins d'une dizaine de planètes, il y a une majorité d'étoiles sans planète, les naines blanches par exemple, et il y a aussi de multiples planètes isolées voguant sans attache dans notre galaxie.
Le pourcentage de planètes habitables est d’ailleurs un des éléments de l’équation de Drake

- On estime mais ce n'est plus qu'une estimation, évidemment, que [l’éloignement des] galaxies les plus éloignées se chiffreraient en années lumières à 1 chiffre "1" suivi de quarante zéros !!!
On ne peut pas estimer cet éloignement puisqu’on ne peut pas déterminer si l’univers est fini ou infini. L’univers observable est nécessairement fini, mais la partie non observable de l’univers peut être infinie si la courbure de l’univers est nulle ou négative. Avec l’observation du rayonnement fossile, on ne peut que conclure que l’univers observable est au maximum 2% de l’univers, mais on ne peut rien conclure sur la finitude de l’univers non observable. La distance que tu annonce est basée sur ce ratio de 2%, mais ce ratio pourrait être inférieur et plus on se rapprocherait de 0% plus la taille de l'univers tendrait vers l'infini.

- Andromède qui n'est qu'à 2 milliards d'années lumière...
2.5 millions d’années lumière.

- Mais qu'aux limites extrêmes du Cosmos invisible on pourrait découvrir un jour que le Big Bang puisse avoir 30 ou 40 milliards d'années (lumière) ?
Année lumière est une distance, années est un temps. On pourra certes affiner le nombre de 13.7 milliards années. Les missions Planck et WMAP ont permis de déterminer un âge de 13.772 ± 0.059 milliards d’années (avec une incertitude de plus ou moins 59 millions d’années). Il est donc exclus d’envisager un âge de 30 ou 40 milliards d’années.

- On ne sait pas ce qu'est la matière noire !
Tout à fait d’accord ! On sait juste ce qu'elle n'est pas : si elle existe, elle est non baryonique et on ne détecte d’elle que ses effets gravitationnels supposés. Il en va de même pour l’énergie sombre qui est nécessaire pour expliquer une expansion accélérée de l’univers.
Ce qui donne le schéma suivant montrant la part relative de l'énergie noire (dark energy) dans l'univers. Son estimation varie mais on donne généralement une valeur légèrement supérieure à 70 %. La matière normale ne compterait que pour 4 % environ dans le contenu énergétique de l'univers observable, le reste étant de la matière noire (dark matter).

Alors que dire d’une théorie qui est à 96% indémontrable ? Est-ce du foutage de gueule ?
Non c’est simplement une mise en équation de ce qu’on observe et si demain le concept de matière noire est remplacé par celui d’une loi de la gravitation ayant une accélération gamma variable et non constante cela donnera d’autres équations mais toujours basées sur l’observation. Même si le modèle actuel propose ainsi un univers ayant 24 fois plus d’énergie que l’énergie observable, le prochain modèle cosmologique ne donnera pas des résultats très différents, il sera simplement beaucoup moins énergétique mais collera toujours à l'observation.
Il en a été de même pour la théorie de la relativité générale qui remplaça la gravité Newtonienne et la mécanique quantique qui supplanta la physique corpusculaire. Plus précises, collant mieux aux observations, et surtout résolvant certaines contradictions, il en va ainsi de la succession des théories en physique et dans le cas qui nous concerne en cosmologie.

- Hubert Reeves ne répond pas … aux questions sur un Dieu(x) créateur
Aucun physicien ne pourrait y répondre mais il n’est pas interdit de poser la question.
Albert Einstein, le plus grand d’entre eux, n’a-t-il pas prononcé cette fameuse phrase au sujet de l’intrication quantique : « Dieu ne joue pas aux dés », et une des questions importantes de la cosmologie est bien « comment a été crée l’univers » et ce « comment » est facilement transformable en « qui » car l’univers en expansion a un commencement une date bornée et un facteur déclenchant.
Comme je l’ai rappelé dans une autre discussion :
Le pape François qui tint ces propos devant l’Académie pontificale des sciences en 2014 : « Le big bang ne contredit pas ”l’intervention créatrice de Dieu, au contraire, il la requiert.”

Pour finir je voudrais préciser que si l’étude de l’infiniment grand nous passionne avec ses questions existentielles subjacentes : d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je, l’étude de l’infiniment petit est tout aussi captivante et ses découvertes enthousiasmantes voire stupéfiantes, après tout ne sommes nous pas que poussière …
Referee of south atlantic islands
bonjour à vous deux,
aux scientifiques le comment aux religieux le pourquoi.
Le mélange des deux fait entrer des postulats dans l'expérience scientifique et des doutes dans la pratique spirituelle.
A mon sens cela n'est pas bon car aucune science ne pourra remplacer la foi et inversement.
Savoir que telle lune gravite autour de telle planète n'apportera rien à une personne au seuil de la mort de la même façon qu'un scientifique ne peut se satisfaire des affirmations approximatives sur la cosmologie de la religion.
Bien sur cela ne signifie pas qu'on ne peut pas être les deux. Il suffit simplement d'admettre les limitations qui sont celles des êtres humains que nous sommes .
Il ne faut pas oublier que notre esprit n'est rien d'autre qu' un fabriquant de concepts qui permettent à l'homme de survivre et de répondre aux questions existentielles qu'il se pose.
Il ne devrait donc y avoir aucune place pour le conflit mais plutôt tout un espace pour des échanges destinés à amener l'humanité a pratiquer l'éthique et la connaissance.
Enfin c'est ce que je pense.
Merci à Frenchlover et lungta de participer à cet hyper important sujet sur l'origine de tout qui relègue le monde Terrestre et ses vicissitudes à la dérision. Bravo aussi pour la qualité de leurs commentaires basés sur de justes observations qui ne sont pas contestables.

Hubert Reeves sur l'âge du Big Bang dépasse probablement le calcul du Cosmos visible à ce que l'on connait jusqu'à ce jour en imaginant qu'un autre jour on découvrira des réponses par de nouvelles sciences qui permettraient d'étendre le raisonnement qui ne se limiterait plus au seul Big Bang qui n'englobe pas la dimension de l'infini que nous ne comprenons pas. Encore moins de l'expliquer par des valeurs mathématiques Terrestres qui ne savent pas aller plus loin qu'à 13,7 milliards d'années. Comment pourrait-on calculer "l'infini" auquel nous n'avons pas accès et dont on ignore ce qu'il est ? Quelque chose d'encore plus fort qui dépasserait un Big Bang (Déjà très mis en doute par d'autres avis scientifiques qui ne sont pas des mystiques). Et, dit-il "Pourquoi pas une autre origine de la création de l'Univers qui pourrait avoir 30... 40 milliards d'années... etc...".

C'est Yves Copens paléoanthropologue qui avait découvert en Afrique de l'Est le plus ancien fossile de pré-hominidé qu'il nomma "Lucie" selon le succès des Beatles à la mode début des sixties. Il n'était pas établi que c'était réellement un bipède et supposait-il, une femelle remontant à 1 million d'années. Depuis, il participa avec une mission de recherche américaine à la découverte d'un fossile de primate avant le chaînon manquant vers l'humain mais qui était encore un singe sans l'être plus vraiment qui a été daté de 6 millions d'années. Ma mise à jour s'est arrêtée là.

Le pape François conditionné par la religion botte un peu en touche par une pirouette ne peut pas dire que la science repousse progressivement les versions bibliques de la création mais se complètent. Oui, faute de mieux, mais c'est pas l'inverse en tout cas. Rappelons que de multiples versions de la bible se sont écrites bien après le Christ en se copiant les unes sur les autres jusqu'au 7e siècle !
Utile de dire que la foi chrétienne est un bienfait salut pour les gens qui souffrent à l'excès dans la vie et ce serait inhumain de les priver de ce soulagement. Quelque soit la religion, elle est moins crédible que la force créatrice surnaturelle et inexplicable qu'on appelle ; Dieu.

Ce serait bien de dire un peu plus sur les exoplanètes où la vie peut être découverte un jour. Pas forcément sous forme terrestre.
Mais comment sauf prétention délirante pourrait-on dire que la force créatrice du Cosmos infini aurait limité la vie sur cette poussière Terre dans l'Univers devant tous ses chiffres astronomiques monstrueux, qui en ferait le centre par l'intelligence ? Cette outrecuidance est insensée. Les livres saints en ignorent tout et n'en disent pas un mot il me semble.
Le grand "manitou" derrière tout ça est surement plus fort que d'avoir lambiné sur 40 000 kilomètres de circonférence ;)
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Mais pourquoi faudrait il qu'il y ait eut création?
Début et fin ne sont que des concepts, peut être tout simplement de l'anthropomorphisme cosmologique?
Affolés par des questions qui demeurent sans réponse, des découvertes spacio temporelles qui réduisent ce que nous pensions etre notre position comme la peau de chagrin, certains se raccrochent à ce que nous estimons savoir de notre naissance et de notre mort et de la place que notre Dieu ou le hasard nous auraient accordé tout en haut de cette "création".
C'est tout simplement humain.
Enfin il me semble.
Quote: "3franc6sous"​​Hubert Reeves sur l'âge du Big Bang dépasse probablement le calcul du Cosmos visible à ce que l'on connait jusqu'à ce jour en imaginant qu'un autre jour on découvrira des réponses par de nouvelles sciences qui permettraient d'étendre le raisonnement qui ne se limiterait plus au seul Big Bang qui n'englobe pas la dimension de l'infini que nous ne comprenons pas. Encore moins de l'expliquer par des valeurs mathématiques Terrestres qui ne savent pas aller plus loin qu'à 13,7 milliards d'années. ​
​L’origine de l’Univers est un problème crucial et nécessite quelques notions de topologie. L’origine sous entend une origine temporelle mais il faut comprendre que la notion de temps est liée au référentiel utilisé.
Un observateur extérieur, comme nous, voit l’origine du temps à l’infini selon la courbe du red-shift du fait de la dilatation de l’univers (métrique Robertson-Walker) . A supposé qu'on arrive à voir au-delà de la barrière de l'époque de l'émission du rayonnement fossile – environ 300.000 ans après le big-bang (avant ça l'univers était opaque) on aurait un décalage vers le rouge de plus en plus important en s'approchant du début. D'ailleurs le rayonnement fossile neutrinos, de mémoire, doit à être à 1K car il a été émis plus tôt (ce serait chouette de pouvoir le détecter... mais des neutrinos aussi peu énergétique sont carrément totalement fantomatique, pire que ceux venant du Soleil par exemple).
Mais localement, un "observateur" au début de l'univers, ne constaterait rien de spécial concernant le temps. Et il pourrait venir de l'instant initial jusque maintenant en un temps propre fini (bon, plus de 13 milliards d'années quand même ). Et dans les modèles théoriques on a un temps cosmologique parfaitement défini et commençant en T = 0 sans aucun soucis (c'est le même genre de complications qu'avec les trous noir où un observateur extérieur voir un voyageur arriver à l'horizon de Schwarzschild en un temps infini alors que le voyageur atteint l'horizon et même le centre en un temps propre fini).
Ca me rappelle ce petit problème de la mouche qui fait infiniment des aller-retours entre les deux motards qui se croisent en un temps fini (évoqué dans la discussion "drôles de maths") c'est la flèche du temps.

Notons que le Modèle Standard de la Cosmologie ne commence pas en T = 0 mais une infime fraction de seconde plus tard pour l'inflation et quelques secondes plus tard pour la description du contenu de l'univers (soupe de quarks et gluons, premiers découplages et formation des nucléons, nucléosynthèse primordiale à environ 3 minutes avec formation de l'hélium et quelques autres trucs, etc....)
Et a contrario, si on tient compte de la physique quantique, tout semble indiquer que T=0 est juste un instant particulier, comme les autres, et que le temps continue à remonter plus loin. Mais la description dépend alors du modèle et de la théorie de gravité quantique, tous non validés, et donc il y a à peu près autant de modèles que de théoriciens (en exagérant un peu).

J. Peebles a déclaré après son prix Nobel de 2019 , qu'il n'aimait pas le terme de big bang car il dénotait un événement qui se serait produit en un lieu donné et à un temps donné, ce qui est faux. "Prière de ne pas dire big-bang"
Ce qu'il dénonce, ce n'est pas l'existence d'une singularité dans le modèle cosmologique, mais son interprétation!
- "Puis-je vous demander de ne pas utiliser le terme de Big Bang imprudemment ?"
- "Il est malheureux qu'on parle du début, alors qu'en réalité, nous n'avons pas de bonne théorie d'une chose telle que le début",

C'est normal puisque le terme Big-Bang a été forgé par Fred Hoyle pour se moquer de la théorie avant qu'elle ne soit adoptée.
Après, des termes critiquables et sans rapport avec la réalité, ce n'est pas ça qui manque en science (ou ailleurs).
Et la vulgarisation a eu un rôle à jouer en présentant longtemps le big-bang comme une explosion ayant eu lieu en un point.

- "J'ai abandonné, j'utilise Big Bang moi-même, bien que cela me déplaise. Pendant des années, nous avons tenté de convaincre la communauté de trouver un meilleur terme, en vain. Donc cela reste le Big Bang. C'est malheureux mais tout le monde connaît le nom. Alors j'abandonne."

Bon après ... c'est quand même plus marrant d'évoquer un big-bang :8D que l'énigmatique "Primordial isocurvature baryon model" 8~
Referee of south atlantic islands
Quote: "3franc6sous"​Ce serait bien de dire un peu plus sur les exoplanètes où la vie peut être découverte un jour. Pas forcément sous forme terrestre.
​Mais comment sauf prétention délirante pourrait-on dire que la force créatrice du Cosmos infini aurait limité la vie sur cette poussière Terre dans l'Univers devant tous ses chiffres astronomiques monstrueux, qui en ferait le centre par l'intelligence ? Cette outrecuidance est insensée. ​
​Bien sûr dès que l'on a commencé à découvrir l'immensité de l'Univers, on a supposé l'existence de vie extraterrestre.
Les plus fameux exposés sont le dilemme de Fermi en 1950 et l'équation de Drake que j'ai déjà évoqué plus haut.
De nos jours, le point essentiel retenu est : "il se peut que les extraterrestres existent mais que, pour une raison ou une autre, la communication et le voyage interstellaires soient impossibles". J'ajouterais ... "et c'est bien regrettable" :snif:
Au fur et à mesure des progrès de la physique cosmologique durant ces 50 dernières années, on a constaté que notre existence sur Terre est le fruit de multiples concours de circonstances exceptionnelles :
- plage limitée de l'éloignement du soleil
- stabilité des pôles
- plage limitée de la taille pour avoir de l'eau liquide
- stabilité de rotation aidée par la Lune
etc...
et à chaque nouvelle contrainte, on s'est demandé mais comment dieu est-ce possible qu'il y ait eu tant de circonstances exceptionnelles pour que la vie se soit développée sur cette Terre 8. et cela sans même aborder le problème de la création biologique de la vie ! quelques milliards d'années juste pour un fragment d'ARN, si par chance un bolide fou ne vient pas entre temps percuter la planète et tout chambouler.
Face à l'accumulation de tant de singularité, certains scientifiques en sont même arriver à formuler l'Hypothèse Gaïa reprise ensuite par les adeptes du new-age.
Sur plus de 4000 exoplanètes aujourd'hui découvertes, moins d'une dizaine semblent proches des conditions terrestres. Quelle chance d'avoir sur une de ces planètes un organisme primitif ?
On est bien loin de l'élan d'espérance du Radiotélescope d'Arecibo des années 60 :wiz:
Referee of south atlantic islands
Quote: "lungta"​Mais pourquoi faudrait il qu'il y ait eut création?
​Début et fin ne sont que des concepts, peut être tout simplement de l'anthropomorphisme cosmologique?



​Lorsqu'on a observé que toutes les galaxies s'éloignaient de la notre à une vitesse proportionnelle à leur distance, on en a conclu que 'Univers est en expansion et qu'il avait donc nécessairement un début. Atteignable ou pas, c'est juste une question de référentiel.
La difficulté principale est de se représenter un univers sans centre en expansion uniforme quelque soit l'endroit où on se place.
Qu'il soit fini ou infini apporte une difficulté supplémentaire car comment se représenter un début fini avec une taille actuelle infinie ?
Il y a bien la fourmi sur le ballon que l'on gonfle mais il y surtout l'homme dans la caverne :D
Univers fini ou infini, un big-bang sans centre de l’univers, voici un petit article simple qui présente ces concepts
Referee of south atlantic islands
Sur plus de 4000 exoplanètes aujourd'hui découvertes, moins d'une dizaine semblent proches des conditions terrestres. Quelle chance d'avoir sur une de ces planètes un organisme primitif ?
Si une seule planète répondant à ces conditions a pu accueillir la vie alors pourquoi pas chacune des 10 ou des 4000 que nous connaissons maintenant car, pourquoi la vie devrait elle répondre obligatoirement aux conditions qui sont celles de son apparition sur terre ?
(conditions qui d'ailleurs et comme la "mesure de l'espace" ne cessent de s'agrandir par la découverte des extrêmophiles).
Mais mon propos visait surtout l'idée d'une création comme acte volontaire émanant d'une entité.
L'hindouisme n'affirmait il pas déjà que le cosmos provenait de la respiration de Brahma. Inspiration/expiration cela ressemble beaucoup à big bang / big Crunch non?
je suis d'accord avec ce scientifique qui parle de sa gêne envers un big bang comme étant à l'origine de la vie.
Sans avoir ses connaissances et peut être pas pour les mêmes raisons cela me gêne aussi car cela implique que ce que nous appelons la vie se devrait de répondre aux exigences des seules lois qui régissent la matière.
Exclure celles de l'esprit (conscience) offre une voie royale au Pape pour maintenir l'affirmation d'une création divine comme seule explication cohérente de la présence de ce quelque chose qui n'est pas du domaine de la matière. De plus, début, création, big bang, fin, destruction, big Crunch il y a là tout le lexique de la dualité, notre limite intellectuelle en quelque sorte.
Pour moi tout cela est du domaine du postulat.
Qu'appelons nous la vie et par exemple pourquoi celle-ci devrait obligatoirement dépendre d'un support physique/matériel?
C'est pourquoi je suis très intéressé par le principe de localité/non localité qui a le mérite selon moi de ramener tout ce dont nous débattons au seul espace temps qui nous est accessible pour l'instant, sans pour autant fermer la porte aux autres possibilités offertes par exemple, par l'expérience des photons, (deux devenus un seul objet quantique). C'est vertigineux bien sur mais nous ne devons pas avoir
peur de lâcher prise ( comme dirait mes amis bouddhistes) y compris dans le domaine des sciences physiques.
Le Cosmos infini et même fini est inaccessible pour toutes sortes de raisons liées aux limites matérielles de la vie terrestre. En un mot nous ne vivrions pas assez longtemps autour de 90 ans terrestres pour rattraper et évoluer dans la durée du temps sidéral qui s'établit en milliards d'années. On ne tomberait pas dans trop de bêtises de science fiction à éviter en sachant que tout mode de propulsion amélioré ou nouveau à moteurs thermiques quels que soient leur carburant nous interdira toujours d'atteindre les vitesses et distances suffisantes nécessaires à atteindre celles de l'infini. L'humain est dépassé même en vols inhabités.

Cependant, aussi vrai que le "récent" Louis XIV il n'y a qu'à peine plus de 4 siècles n'aurait pas imaginé qu'on puisse détruire la Terre avec quelques bombes atomiques en si peu d'intervalles, on peut accepter qu'un jour il sera dans les cordes scientifiques de l'homme de savoir se dématérialiser et se reconstituer en régénération spontanée . On appelle cela la transportation.

Plus besoin d'énergie propulsive, de vaisseaux, de temps de trajet, de temps tout court, les distances sont neutralisées, la gravité vaincue, comme aujourd'hui on échange par Internet en vision conférence dans la même seconde entre un français à Paris et un chinois à Pékin. Qui aurait imaginé cela même sous Napoléon Bonaparte il n'y a que 200 ans c'était hier? La capacité de recréer la matière en une autre en manipulant les particules, les cellules, les molécules, c'est déjà aujourd'hui ! Sans doute y a-t-il encore une marche à franchir avant de pouvoir l'appliquer à l'humain ne serait ce que sur le plan éthique. Mais un super gros porteur comme l' Airbus 380 de 500 tonnes avec 500 passagers n'aurait pas effleuré la tête de Blériot ni au dessus de la sienne il n'y a que 100 ans. Et pourtant ça a été possible...

Permettez un peu d'humour mais à quand la transportation? Hé hop j'appuie sur le bouton rouge et me voilà sur Mars. Hop! j'appuie encore une fois et me voilà sur Pluton. Encore un coup et me voilà dans une autre galaxie. Bien sûr il y en aura 3 autres qui feront pareil en oubliant pas de rematérialiser la caisse de bières et on peut finir la belote coinchée à 4 commencée à Marseille avant le repas d'une bonne bouillabaisse sur Antarès, rematérialisée aussi... ça supprimera aussi les Mac Donald, en mieux :)
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bonjour

Le temps est une invention mesurable de l'homme mais en réalité cela n'existe pas.
Pour toute chose, il n'y a pas un début et une fin mais une transformation continue de la matière.
Ce biscuit dans cette assiette était avant sa fabrication de la farine, du sucre etc...
La farine était du blé, le sucre de la betterave.
Et quand j'aurai mangé ce biscuit il y aura aussi transformation de la matière (je vous passe les détails).
On pourrait prendre l'exemple d'une maison qui n'était pas là il y a 100 ans mais l'argile, le bois, le métal et les différents matériaux ont bien été transformés pour la construire. Et dans 100 ou 200 ans, cette maison sera démolie et les matériaux recyclés donc à nouveau transformés.

Dans le documentaire sur le TITANIC (voir mon post récent dans le forum SALON), on y apprend que le TITANIC est en fait mangé par des milliards de bactéries : tout se transforme !!!

Je pense que ce qui arrive sur terre à la matière connait le même sort dans l'espace et les galaxies qui sont en perpétuelle transformation.
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Bonsoir,

J'adore tout ce qui touche l'univers sans être un experts dans le domaine. J'ai lu quelques livre sur les trou noirs et matière noires mais j'ai pas poussé plus loins car ça reste assez poussé niveau mathématique et physique.
J'aime bien cette petite vidéo qui explique en quelques minutes à quel points nous sommes insignifiant dans cette univers et certainement points seul dans cette identification....

https://m.youtube.com/watch?v=5l6eOsFCTkc

Bonne soirée.
J'ai un peu du mal à appréhender tout cela en fait.
ça me dépasse complètement !

si je devais faire une comparaison : ne pas s'intéresser à des planétes trop lointaines c'est comme le chinois qui se fiche pas mal de savoir que tel caillou est situé à tel endroit dans mon jardin ou moi même que telle fourmi se trouve à tel endroit sur un arbre en chine

des cailloux, des fourmis il y en a des milliards comme des planètes et ce serait sans fin de vouloir tous les connaître et répertorier un à un !
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
A 3fr6sous,
tu évoques la transportation sous l'aspect qu'elle pourrait prendre un jour, celui de la désagrégation d'un corps matériel puis de sa réagrégation à l'identique dans un autre endroit de l'univers.
Vertigineux!
Mais il me semble que la transportation existe déjà sous une autre forme, c'est ce qu'on appelle la pensée.
En une fraction de seconde, je peux être à Pétaouchnock ou sur Pluton, et ça bien plus vite que la lumière !
Quand les physiciens affirment que rien ne peut voyager plus vite que celle-ci, ils excluent eux aussi cette possibilité, estimant sans doute que cela n'entre pas dans leur domaine de recherche (à juste titre).
Les sciences neurologiques elles, sont trop récentes pour qu'on puisse exiger qu'elles apportent des preuves de la réalité ou non de phénomènes comme l'ubiquité ou la projection volontaire de formes mentales qui seront perçues par d'autres êtres conscients comme aussi réelles que nous nous percevons nous mêmes.
Et pourtant tout cela abonde dans des textes religieux particulièrement en ce qui concerne les pratiques mystiques ou ésotériques. Et je n'évoque même pas les expériences faites par tout un tas de personnes au travers de modifications l'etat de conscience volontaires (méditation, transes) ou pas (traumatismes, maladies accidents).
Il y a là de quoi ébranler notre pragmatisme bien sur, mais est-ce suffisant pour l'exclure ?
Oui si on décide de demeurer dans notre propre localité. Mais dans ce cas il faut qu'on m'explique pourquoi ces deux p..... de photons interagissent comme si ils n'était plus qu'un (un seul objet quantique).
https://www.sortiraparis.com/actualites/a-paris/articles/238892-astronomie-quand-jupiter-et-saturne-se-rencontrent-un-spectacle-rare-a-observer-

ASTRONOMIE : QUAND JUPITER ET SATURNE SE RENCONTRENT, UN SPECTACLE RARE À OBSERVER CE LUNDI

A en croire les spécialistes d’astronomie, il s’agit d’un spectacle rarissime. Ce lundi 21 décembre 2020 aura lieu la « grande conjonction », c'est-à-dire la rencontre entre les deux célèbres planètes que sont Jupiter et Saturne.
Si vous aimez l’astronomie alors, ne manquez pas ce 21 décembre 2020 la « grande conjonction ». Derrière ce terme se cache un phénomène rare. Ce lundi, les deux grandes planètes, Jupiter et Saturne, se frôleront dans notre ciel tout en restant chacune éloignées de quelque 730 millions de kilomètres ! Oui, ce 21 décembre, jour du solstice d’hiver, marquera leur point de rapprochement maximal. Ainsi, l’espace qui les sépare sera à peine perceptible à l'œil nu, donnant l’impression que les deux planètes ne font qu’une.

« Le 21 décembre 2020, Jupiter passera à 6’ seulement de Saturne ; il s’agira du plus fort rapprochement géocentrique des deux planètes depuis le 16 juillet 1623, qui fut de 5’ », confiait l’astronome Jean Meeus dans un article de référence publié en 1980, et relayé par Ciel & Espace.

Alors, comment faire pour observer ce spectacle rarissime et visible pour les habitants de l'hémisphère Nord et donc en France métropolitaine ? Il faudra mettre son alarme ce lundi à 19h22 et, si possible, s'éloigner de la pollution lumineuse. « Évidemment, plus on s'éloigne des lumières urbaines, mieux c'est », a ainsi confié Florent Deleflie, astronome à l'Observatoire de Paris, à nos confrères de France Info. Mais « Jupiter et Saturne sont des planètes qui brillent suffisamment pour être observables dans des endroits très éclairés » a-t-il toutefois précisé. Et nul besoin d’avoir sous la main du matériel spécialisé pour admirer cette rencontre.
Ensuite, il faudra observer le ciel en direction du sud-ouest. "Les seules conditions essentielles sont de se placer dans un endroit où l'horizon est suffisamment dégagé, a ajouté Florent Deleflie, et d'espérer que la météo soit clémente".
Et si vous êtes équipé d’un télescope, alors ce spectacle, qui ne durera que quelques dizaines de minutes, sera encore plus beau. Ces derniers pourront en effet admirer, dans un seul et même champ de vision, Jupiter et ses quatre satellites, mais aussi Saturne et ses anneaux ! Un conseil, soyez au rendez-vous, car la prochaine rencontre aussi favorable entre ces deux planètes aura lieu… le 15 mars 2080.
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Salut Dominique,
mon balcon donne plein ouest, j'espère pouvoir apercevoir quelque chose dans le ciel ce soir mais il y a encore pas mal de nuages et je ne sais pas si je dois lever la tête ou bien plutôt redescendre vers l'horizon. (question d'angle).
Enfin je verrai bien et puis il y aura sans doute des images à la télé alors faute de mieux...
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-grande-conjonction-solstice-jupiter-saturne-nont-pas-ete-vues-aussi-proches-autre-depuis-800-ans-84387/

Grande conjonction du solstice : Jupiter et Saturne n'ont pas été vues aussi proches l'une de l'autre depuis 800 ans !
Ça y est, c'est aujourd'hui que Jupiter et Saturne se frôlent dans le ciel terrestre ! Les deux planètes se rejoignent tous les 20 ans mais cela fait plusieurs siècles qu'elles n'auront pas été aussi proches, vue de la Terre. Voici tout ce qu’il ne faudra pas manquer en 2020 dans le ciel et l’espace. Des pluies d’étoiles filantes exceptionnelles, des planètes au plus près de la Terre et de grands départs de missions spatiales vers le Soleil et surtout Mars.
Depuis cet été, les deux plus grandes planètes du Système solaire, Jupiter et Saturne, règnent en « maître du ciel » au crépuscule (et une partie de la nuit l'été dernier), à proximité l'une de l'autre, du point de vue de la Terre. En cette toute fin d'automne, les deux géantes continuent de rôder le soir au-dessus du sud-ouest. Et sans doute, les avez-vous croisées du regard.
C'est pour bientôt ! Jupiter et Saturne se rapprochent l'une de l'autre pour la Grande Conjonction le soir du solstice d'hiver, le 21 décembre.
Pour le solstice de décembre, les deux planètes nous réservent un grand moment d'observation céleste : un rapprochement visuel exceptionnel. Cette année, on peut parler d'une « grande conjonction planétaire » puisque les protagonistes ne seront séparés que de 0,1° -- 6,1 minutes d'arc, soit un cinquième du diamètre de la Pleine Lune --, ce qui n'était pas arrivé, du point de vue, toujours, du « plancher des vaches », depuis... le 4 mars 1226 ! Alors, si vous les manquez, mais ce serait étonnant, vous ne les reverrez plus ainsi blotties l'une contre l'autre avant 2080.

Un rendez-vous qui n’a lieu que tous les 20 ans
Ce beau rendez-vous céleste est donc à ne pas manquer peu de temps après le coucher du Soleil, dans les lueurs du crépuscule, au-dessus de l'horizon sud-ouest, le 21 décembre. Le Soleil, entré dans la « maison » du zodiaque du Sagittaire depuis le 18 décembre (eh oui, l'astre solaire n'est pas dans le Capricorne le 21 décembre) n'est plus très loin de ces deux mondes, du point de vue de la Terre. Par conséquent, les deux planètes ne sont pas visibles longtemps le soir et courent vite se coucher. Cela a l'avantage qu'en cette période de l'année, il n'est nul besoin de veiller tard pour admirer cette scène et la photographier.
Jupiter et ses quatre plus grandes lunes sont visibles dans une paire de jumelles. Deux fois plus éloignées que cette dernière, Saturne ne laisse pas voir ses anneaux. Il faut des grossissements supérieurs (40 fois et plus) pour pouvoir distinguer les anneaux et ses satellites les plus gros et brillants, notamment Titan. Voici la disposition des lunes relativement à leur planète, le 21 décembre entre 17 h et 18 h.
Les conjonctions de Jupiter et Saturne dans le ciel terrestre n'ont lieu que tous les 20 ans, le temps que la seconde, plus lente à se mouvoir dans le ciel (sa période de révolution est de 29 ans), fasse le tour des 12 constellations du Zodiaque (360°) et rejoigne la géante qui porte le nom de son fils dans la mythologie gréco-romaine. Comme cette dernière ne met que 12 années pour faire le tour du Soleil, elle change de constellation du zodiaque pratiquement chaque année.
Vue en perspective du Système solaire à la date du 21 décembre 2020. Du point de vue de la Terre (Earth), Mars sera plus éloignée du Soleil (et donc bien visible la nuit) dans le ciel que les géantes Jupiter et Saturne. Le schéma montre les positions de chaque planète à cette date. © Skylive
La précédente grande conjonction géocentrique remonte à 2000. À l'époque, elle n'a pas vraiment pu être observée dans de bonnes conditions, car les deux planètes étaient trop proches de notre Étoile, vu de la Terre. Plus tôt cette année-là, en avril, Mars s'était mêlée aux deux géantes pour former un remarquable trio en début de nuit, dans le Bélier. En 2020, Mars est là aussi, mais plus éloignée, dans les Poissons. Son éclat rouge, plus faible qu'il y a un mois, rivalise encore avec celui, doré, de Jupiter.

Le saviez-vous ?
Le terme « planète » dérive du grec asteres planetes qui signifie « astre vagabond » ou « étoile vagabonde ». Jupiter, Saturne, Mars et toutes les autres planètes bougent en effet dans le ciel par rapport aux étoiles qui, elles, semblent fixes. C'est en raison bien sûr de leur révolution autour du Soleil et du nôtre que l'on voit les planètes se déplacer le long des 13 constellations du zodiaque. Depuis des millénaires, les anciens faisaient la distinction entre les planètes, en mouvement, et les étoiles, fixes.
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.

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