D'abord, depuis qu'il est en mer il faut bien que le navire de recherche turc aille se ravitailler. Camoufler son retrait comme une manoeuvre politique est de la désinformation. Il demeure qu'à chaque fois que ce turc sera déplacé ce sera vu désormais comme une démarche politique après tout ce ramdam agité par le dirigeant turc.
Ce qui est sûr est que ni l'ONU, ni l'OTAN, ne pourront légitimer un quelconque droit d'exploitation turc dans les eaux territoriales de l'île grecque en question où qu'elle se trouve. Cela remettrait en question le respect du Droit maritime international des possessions insulaires de tous les pays du monde en possédant dans une situation similaire.
Observons que sur le plan communautaire européen on se tient bien à l'écart de prendre position par frilosité pour ne pas dire par lâcheté car l'Europe sait très bien que par ses accords (Bien que la Constitution européenne de 2005 ait été rejetée) elle est tenue par le devoir d'assistance militaire à tout pays de la communauté qui se verrait menacé dans sa sécurité et ses intérêts. Or, la Turquie qui ne fait pas partie de l'Europe communautaire ne peut trouver aucun soutient de celle-ci sur ses prétentions, ce serait violation des accords de l'Europe qui ne peut, de Droit, que soutenir que la Grèce.
Il n'y a que la France pour l'instant qui honore cette obligation d'assistance sécuritaire aux pays européens communautaires. A la menace intempestive turque contre la France (Qui justifie son Droit de revendication en Europe d'après le nombre de sa population de presque 100 millions d'habitants quelle brandit comme une menace), on répond que seule la France est en puissance militaire de pouvoir dominer toute éventuelle agression turque par la force contre qui que ce soit (Jusqu'au point que les américains et les Russes ne s'en mêlent pas. Dont on ne voit pas d'ailleurs quel y serait leur intérêt de nier la solidarité entre Européens qu'elle exerce). La Turquie entretenant par ailleurs autant de frictions contre les Russes que contre les américains.
Dans ce brouillard géo-politique économico-militaire que le leader turc agite à supposer qu'il sache lui-même où il veut en venir, on constate qu'en l'état, il n'a rien obtenu à moins que cela ne cache autre chose qu'il a "derrière la tête". En toute hypothèse ce n'est pas pour une petite raison de ressource gazière qu'il réussira à ré-installer une nouvelle "crise de Cuba" pour se mettre en vedette au centre du monde...