Il est fort possible que ce ne soit seulement que des stries d'ajustage qui sont souvent sur les bords de la pièce mais peuvent déborder jusqu'au centre fréquemment sur les deux faces.
http://www.cgb.fr/louis-xvi-ecu-dit-aux-branches-dolivier-1781-paris,bry_185928,a.html
http://www.cgb.fr/louis-xvi-ecu-dit-aux-branches-dolivier-1783-paris,bry_155197,a.html
http://www.cgb.fr/louis-xvi-ecu-dit-aux-branches-dolivier-1785-orleans,bry_185950,a.html
Y'en avait un sur i-baie il y a quelque temps , mais il a disparu , il aurait été utile pour étayer mes propos .
On ne parle plus de grosses rayures mais de crevasses faites au couteau dans tous les sens sur les armories royales et le cou de Louis XVI.
Pour les iconoclastes en réponse à Drac , il s'agit d'abimer suffisamment la monnaie , mais pas de la rendre sans valeur, ou alors quelques bon coups de marteau suffirait à la rendre lisse . Elle représente quand même l'équivalent d'un mois de paie de l'époque.
J'ai une lire de Napoléon 1er avec une forte rayure sur son portrait sans doute fait délibérément . Un écu de 5 frs de Napoléon 3 avec une grosse croix faite au couteau qui barre tout son portrait.
Dans les deux cas , ces déprédations n'influent pas sur la valeur intrinsèque de la pièce car elle reste reconnaissable et ne perd pas de poids.
Quand aux motivations elles sont diverses, politique ou bien un moyen brutal de vérifier l'authenticité de la monnaie ;)
Pour la monnaie de Raguse qui est très belle , c'est un thaler et non pas un scudo , dénomination autrichienne oblige , même si on n'est encore loin de Garibaldi , il faut quand même souligner que l'influence des Habsbourg pesaient sur la vie des Italiens , et tous ces seigneurs locaux qui faisaient le tapin pour l'Autriche devaient surement énerver des gens aux aspirations nationalistes ou républicaines.
Mais en effet il ne doit pas s'agir ici d'un sabotage , mais d'un mauvais usinage, il n'empêche que ces monnaies étaient alors le seul moyen de propagande , donc un symbole à attaquer, comme les affiches politicardes de nos jours qui fleurissent à l'approche des élections et qui sont souvent pastichées d'un coup de marker.