| Authors | Jérôme Jambu, Jean-Yves Kind |
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| Published in | Revue Numismatique, 2020: 177e volume (2020) |
| Pages | 365-378 (14 pages) |
| Język | Francuski |
| Download | https://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2020_num_6_177_3491 |
| Number | N# L121783 |
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La dénomination des pièces de monnaie de l’Ancien Régime est le serpent de mer des numismates. Si le pouvoir n’indiquait généralement que la valeur de la pièce nouvellement créée, la ramenant ainsi à sa fonction initiale de réserve de valeur, celle-ci, au cours de sa circulation et jusqu’à sa démonétisation parfois tardive, pouvait recevoir des surnoms d’une grande variété, voire même plusieurs. Les numismates qui rédigèrent les catalogues dits raisonnés de ces espèces les nommèrent encore différemment, afin de mieux les distinguer et de rendre ou de donner à certaines un peu plus de respectabilité, selon des critères subjectifs. En raison de cette pratique, force est de constater que les appellations populaires contemporaines sont les moins connues, alors qu’elles sont un témoignage fondamental du rapport de l’usager à la monnaie. Le louis d’or dit « mirliton » fait partie de ces cas, dont on a autant oublié le sens, sans doute par pudibonderie, que la pièce est demeurée courante. Frappée à la fin de la Régence qui tentait de faire oublier la faillite du Système de Law, son iconographie fut moquée dans un contexte de critique violente du régime, ce qui poussa les autorités à la modifier précipitamment et exceptionnellement.
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