| Authors | Sylviane Estiot, Pierre Zanchi |
|---|---|
| Published in | Revue Numismatique, 2014: 171e volume (2014) |
| Pages | 247-296 (50 pages) |
| Język | Francuski |
| Download | https://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2014_num_6_171_3248 |
| Number | N# L116195 |
| Types of objects | Coins |
|---|---|
| Mints | Augusta Treverorum / Treveri |
L’atelier de Trèves ouvre en 293, peu après la création de la Tétrarchie. Le rassemblement du corpus des aureliani, effectué dans les collections institutionnelles de référence, collections privées, catalogues de vente, internet, etc. permet de rassembler 504 exemplaires, dont la très grande majorité a été photographiée, soit un accroissement de 70 % par rapport aux enquêtes de H. Cahn 1955 et 1965. Ce corpus permet de saisir l’apport de l’atelier de Lyon dans la création de cette succursale sur la Moselle qu’est d’abord Trèves, mais aussi l’apport de Rome ; de proposer un nouvel ordre et une nouvelle datation des séries d’aureliani ; d’en étudier le message iconographique largement inspiré par Constance Chlore et qu’on voit relayé par les Panégyriques ; d’approcher l’organisation d’un atelier antique par le biais de l’étude des coins ayant servi à la frappe de ces émissions de taille modeste. Parallèlement le réexamen des émissions d’or, toujours par le biais de la charactéroscopie, permet d’en proposer la datation sur la période allant de l’ouverture de Trèves à la reconquête de la Britannia, ainsi que d’inverser le rapport chronologique entre Trèves et l’atelier énigmatique, identifié par K. Pink et P. Bastien à sa suite comme celui de Iantinum / Meaux, car les frappes d’or à Iantinum réemploient des coins d’avers gravés et utilisés d’abord à Trèves.
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