| Authors | Lucile Beck, Élise Alloin, Ulrich Klein, Thierry Borel, Claire Berthier, Anne Michelin |
|---|---|
| Published in | Revue Numismatique, 2010: 166e volume (2010) |
| Pages | 199-218 (20 pages) |
| Język | Francuski |
| Download | https://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2010_num_6_166_2935 |
| Number | N# L116077 |
Le dépôt monétaire dit « trésor de Preuschdorf » est composé de 7270 monnaies d’alliage argent-cuivre, en grande majorité des schüsselpfennige provenant de monnayages alsaciens (Hanau, Haguenau, Strasbourg…) et de toute l’aire géographique du Saint Empire Germanique. Elles semblent avoir été frappées sur plus d’un siècle, entre la fin du XVe et le début du XVIIe siècle. Ce trésor, découvert en 2005, présente un caractère exceptionnel, tant par la quantité de monnaies rassemblées que par leurs qualités historiques : période, aire géographique et contexte. Il est aussi singulier par la quantité non négligeable de monnaies argentées en surface, contemporaines du monnayage officiel, qui pourraient témoigner de l’existence d’un faux monnayage. Plusieurs aspects du trésor ont été étudiés en parallèle, grâce à la collaboration étroite entre restaurateur, numismate, radiologue et archéomètre. Les monnaies, recouvertes d’une couche de corrosion et donc illisibles, ont été toutes radiographiées. Ces radiographies effectuées de manière conventionnelle, ou à l’aide de l’accélérateur AGLAE, ont permis d’identifier environ 80 % du trésor et de révéler les fausses monnaies. Cette première étape a été aussi essentielle pour la mise au point d’un protocole de nettoyage spécifique aux fausses monnaies afin d’en préserver la fragile couche d’argenture. Les analyses physico-chimiques ont été adaptées à l’étude du monnayage officiel et à celle de la production des monnaies d’imitation. Pour le monnayage officiel, les teneurs en métal fin fluctuent entre 12 et 40 % en fonction des ateliers et cela est dans l’ensemble conforme aux titres mentionnés par les textes. En ce qui concerne les fausses monnaies, les analyses ont pu mettre en évidence des modes d’élaboration distincts (à l’amalgame, avec deux teneurs en mercure différentes, à la feuille ou par dépôt électrochimique) caractérisant ainsi des productions d’origines diverses.
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